L’Observatoire social européen (OSE) et l’Institut syndical européen (ETUI) expriment leurs inquiétudes, dans une étude publiée la semaine dernière, quant à la « mise à l’écart » des acteurs des affaires sociales dans le cadre de la nouvelle facilité de relance et de résilience (Recovery and Resilience facility).
Certes, les deux organisations saluent la réponse de la Commission européenne, bien loin des politiques d’austérité décidées en 2008, mais elles regrettent que la DG EMPL (la direction générale de l'emploi des affaires sociales et de l’inclusion) de la Commission européenne, le Conseil de l’Emploi et de la Politique sociale ainsi que les partenaires sociaux et les ONG aient « perdu une grande partie de la voix qu'ils avaient, lentement mais sûrement, acquise au cours du Semestre européen au cours de la dernière décennie ».
Elles s’inquiètent du rôle du Parlement européen, qui a été marginalisé dans le cadre du Plan de relance européen. Ils espèrent que la Commission dirigée par Ursula von der Leyen rectifiera le tir dans les mois à venir, notamment lors du Sommet de Porto des 7 et 8 mai, qui devrait constituer l'apex social de la Présidence portugaise du Conseil de l'UE (EUROPE 12616/19).
Début février, l’ETUI et la CES (la Confédération européenne des syndicats) organiseront une conférence pour renouveler le contrat social au niveau européen en présence de plusieurs membres de la Commission européenne.
Pour consulter l’étude dans son intégralité : http://bit.ly/3nUVv8W (Pascal Hansens)