Le président de l'Eurogroupe, Paschal Donohoe, a estimé, lundi 18 janvier, que les plans de relance que les États membres sont invités à soumettre à la Commission européenne d'ici fin avril doivent trouver « l'équilibre » entre le soutien budgétaire à court terme et l'identification des réformes structurelles permettant de jeter les bases d'une croissance durable après la pandémie de Covid-19.
Les ministres des Finances de la zone euro ont évoqué la dimension 'zone euro' du Plan européen de relance Next Generation EU et le Conseil Écofin poursuivra ces discussions à Vingt-sept, ce mardi (EUROPE 12636/16). Leur homologue espagnole, Nadia Calviño, a présenté les grandes lignes du plan espagnol.
Le commissaire européen à l'Économie, Paolo Gentiloni, a estimé que les déséquilibres macroéconomiques, déjà observés avant la pandémie, risquent de s'accroître avec la crise au sein de la zone euro et du marché intérieur. C'est l'une des raisons pour laquelle le Plan de relance européen a été élaboré, a-t-il relevé.
Après la soumission des plans nationaux de réforme, la Commission a deux mois pour les évaluer, après quoi le Conseil de l'UE aura un mois pour les approuver. « Ce calendrier est serré », mais il sera possible de le respecter parce que nous sommes déjà en discussions préparatoires avancées avec plusieurs pays, a estimé M. Gentiloni. Il a rejoint M. Donohoe sur l'importance de trouver l'équilibre entre soutien budgétaire et réformes structurelles qui tiennent compte des recommandations pays par pays de politique socioéconomique. (Mathieu Bion)