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Bulletin Quotidien Europe N° 12634
INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Clément Beaune évoque l'option d'une coprésidence pour la Conférence sur l'avenir de l'Europe

Le Secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a évoqué, mardi 12 janvier, la piste d'une coprésidence composée d'un représentant du Conseil de l'Union européenne et du Parlement européen pour surmonter le blocage retardant le lancement de la Conférence sur l'avenir de l'Europe.

« Il faut trouver un équilibre entre le Parlement européen et le Conseil », a déclaré M. Beaune, évoquant l'option d'une « présidence collégiale » impliquant notamment la Présidence tournante du Conseil de l'UE.

L'idée d'une Conférence sur l'avenir de l'Europe a été lancée au départ par le président français, Emmanuel Macron. Alors que cet exercice de consultation des citoyens devait initialement démarrer début 2020 pour durer deux ans, la pandémie de Covid-19 et le blocage lié à la présidence de la Conférence retardent le coup d'envoi des travaux, qui aura lieu au siège du PE à Strasbourg.

Cette situation irrite fortement les eurodéputés. Dernier épisode en date, les représentants des principaux groupes politiques de la commission des affaires constitutionnelles se sont demandé si la Commission européenne et le Conseil n'avaient pas simplement peur du débat d'idées, dans une tribune publiée par euobserver.com.

D'après M. Beaune, le Premier ministre portugais, António Costa, dont le pays exerce la Présidence du Conseil au premier semestre 2021, veut lancer la Conférence « au printemps ». Et la ville de Strasbourg constituera « un lieu de travail central » de la conférence.

Des tractations sont donc en cours au plus haut niveau politique pour débloquer la situation. L'idée d'une coprésidence de la conférence avait été évoquée pour la première fois par le groupe Verts/ALE.

M. Beaune n'a pas remis en cause la nécessité que l'exercice de consultation paneuropéen s'inscrive dans un temps long, supérieur à un an. Mais il a néanmoins jugé « très important d'avoir un rendez-vous sous Présidence française » du Conseil de l'UE au premier semestre 2022. Selon lui, « des réformes » pourraient être arrêtées au printemps 2022, avec une phase ultérieure de mise en œuvre de quelques mois. « Le schéma est à affiner » et « la Présidence portugaise est en train d'y travailler », a-t-il indiqué.

EU2022FR. Le secrétaire d'État a décrit les grands axes de la future Présidence française du Conseil : « relance », « puissance » et « appartenance ».

Outre la mise en œuvre du Plan de relance européen Next Generation EU, il a évoqué une stratégie industrielle pour l'UE, des règles de concurrence équitables et la politique commerciale. À propos du volet 'puissance', il a prôné l'affirmation de l'UE sur le plan international face aux États-Unis et à la Chine. Quant au sujet « plus original » de l'appartenance, M. Beaune a cité la défense du modèle européen de société à travers ses composantes sociales et culturelles.

Après le Brexit, la France entend aussi repartir en campagne pour défendre le français, et surtout, « le multilinguisme ». M. Beaune a annoncé des initiatives politiques et concrètes dans ce domaine au premier semestre 2022. (Mathieu Bion)

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