Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé le Kazakhstan, mardi 12 janvier, à remédier aux insuffisances « systémiques » concernant les élections, à continuer de coopérer « de manière constructive » avec l'OSCE/BIDDH et à mettre pleinement en œuvre les recommandations que l’OSCE lui a adressées, deux jours après les élections législatives du 10 janvier.
Malgré une organisation « efficace» et la « bonne coopération des autorités avec l’OSCE/BIDDH », « le cadre juridique au Kazakhstan n'est pas encore propice à la tenue d'élections conformes aux normes internationales », a expliqué le porte-parole dans un communiqué, reprenant à son compte les conclusions préliminaires de l'OSCE/BIDDH et de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE.
Selon lui, le jour du scrutin a été généralement calme, mais il a été terni par des limitations des libertés fondamentales, notamment la détention de manifestants pacifiques. « Des lacunes systémiques en matière de respect de la liberté d'association, de réunion et d'expression continuent de restreindre le paysage politique et ont eu un impact négatif sur le scrutin », a-t-il estimé.
En l'absence de concurrence, aucun nouveau parti n'ayant été enregistré depuis 2013, « les électeurs n'ont pas eu de véritable choix », a-t-il rappelé. Le parti au pouvoir ‘Nour Otan’ aurait obtenu près de 72% des voix, selon un sondage à la sortie des urnes.
Le porte-parole a également dénoncé des mesures concertées ayant empêché certains observateurs électoraux nationaux de procéder à une observation efficace. (Camille-Cerise Gessant)