Les politiques et les experts de l’UE se sont montrés divisés, lundi 11 janvier, sur les moyens d’assurer la conservation de la biodiversité en agriculture.
Lors d’une audition tenue au sein de la commission de l’agriculture du Parlement européen sur les moyens de renforcer la biodiversité (EUROPE 12633/13), le directeur de la DG Environnement de la Commission européenne, Humberto Delgado Rosa, a assuré que les objectifs découlant du 'Pacte vert européen' (stratégies 'biodiversité' et 'de la ferme à la table') étaient « réalistes » et fondés sur « des études scientifiques ».
Les objectifs définis dans ces stratégies peuvent et doivent être atteints, car certaines pratiques agricoles sont devenues « le moteur du déclin des espèces », a-t-il insisté. La question des pratiques se pose, a-t-il déclaré.
Humberto Delgado Rosa a assuré que la mise en œuvre de ces stratégies ne constituait pas une « menace pour la sécurité alimentaire » de l’Union européenne. Il a promis des « études d’impact complètes ».
Palle Borgström, vice-président du Copa-Cogeca, a estimé au contraire que la mise en œuvre des objectifs ferait de l’UE un « importateur de produits agricoles ».
L’eurodéputé Herbert Dorfmann (PPE, italien) a critiqué l’objectif de 10% de terres agricoles rendues à la nature, de même que Samuel Masse, vice-président du CEJA (Conseil européen des jeunes agriculteurs).
Ulrike Müller (Renew Europe, allemande) a estimé que la mise en œuvre des objectifs se traduirait par une hausse des coûts de production pour les agriculteurs. (Lionel Changeur)