Le déploiement de technologies de capture et de stockage du CO2 (CSC) dans l’industrie fossile « est probablement trop lent » au vu de l’objectif climatique de l’Union européenne consistant à réduire ses émissions nettes de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030, estime une étude publiée, lundi 11 janvier, par l’ONG Friends of the Earth (FoE).
Réalisée par le Tyndall Centre, un partenariat d’universités, l’étude souligne que l'intérêt pour ces technologies dans la production d’électricité a faibli, en raison notamment de progrès plus rapides dans le domaine des renouvelables et du stockage de l’énergie.
Actuellement, les 26 installations de CSC opérationnelles dans le monde (aucune dans l’UE) capturent 39 millions de tonnes de CO2 par an, un chiffre qui ne représente qu’environ 0,1% des émissions mondiales annuelles provenant des combustibles fossiles, indique le document.
Selon les auteurs, si l’application à long terme du CSC dans les procédés industriels conserve un rôle important dans les scénarios climatiques, ce n’est pas nécessairement le cas dans le secteur des combustibles fossiles.
En ce qui concerne l’utilisation de ces technologies dans la filière hydrogène, ils estiment que les incertitudes liées aux coûts et à la faisabilité technique de taux de captage du CO2 plus élevés (> 95%) et à l’application du captage tout au long de la chaîne d’approvisionnement de l’hydrogène en combustible imposent « de prévoir des filières énergétiques sans captage et stockage du CO2 » dans les scénarios politiques pour atteindre les objectifs climatiques.
Voir l’étude : https://bit.ly/2Lib3qc (Damien Genicot)