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Bulletin Quotidien Europe N° 12640
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ACTION EXTÉRIEURE / Afrique

La prévention, trait d'union entre la résilience, la sécurité et la paix, dans le futur partenariat stratégique UE/Afrique

L'importance de la prévention - des conflits, comme des catastrophes naturelles ou d'origine humaine - a été soulignée par tous les participants au débat en ligne qui a eu lieu mercredi 20 janvier sur le thème 'Renforcer la résilience, la paix et la sécurité dans le cadre du partenariat Afrique-UE' entre les Commissions européenne et de l'Union africaine et des représentants de la société civile africaine et européenne.

Ce débat - le septième du genre pour consulter la société civile - a surtout permis aux représentants de l'UE et de l'UA de présenter sur ces questions les grandes lignes du partenariat stratégique futur en préparation.

Tous ont insisté sur le lien entre l'humanitaire, la sécurité et le développement. 

«La stabilité en Afrique n'est pas seulement une question africaine, mais les problèmes africains appellent des solutions africaines », a déclaré le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, plaidant pour un engagement accru de l'UE, mais aussi pour une implication des organisations régionales africaines comme principaux acteurs de ces solutions africaines et pour davantage d'anticipation. « Nous ne sommes pas et ne voulons pas être des pompiers », a-t-il dit. 

Le Haut Représentant espère que la nouvelle 'Facilité européenne pour la paix' permettra un soutien plus efficace aux opérations de maintien de la paix africaines et a appelé à « un partenariat plus stratégique pour faire face aux menaces qui évoluent plus rapidement que notre capacité à nous adapter », comme le terrorisme et la cybercriminalité. « Il ne faut pas se tourner vers l’UE pour financer après que les décisions sont prises », a-t-il prévenu.

Selon l'ambassadeur Abdoulaye Diop, représentant la Commission de l'Union africaine, il ne s'agit pas seulement d'appeler à des fonds, mais d'avoir un dialogue fort sur la prévention et d'investir dans la prévention.

Et de préciser : « La prévention, ce n’est pas seulement investir dans la diplomatie préventive, mais procéder à des investissements significatifs pour créer des emplois pour les jeunes », pour lutter contre le changement climatique qui provoque des déplacements de populations.

Un citoyen africain a appelé à lutter contre le pillage de ressources naturelles qui alimentent les conflits en Afrique.

Rappelant que la majorité des crises humanitaires au cours des dernières décennies ont eu lieu en Afrique, où 400 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarčič, a insisté sur la volonté de l'UE d'aller au-delà de l'aide humanitaire, dont 43% vont en Afrique, pour « s'attaquer aux causes profondes de la pauvreté, liées aux conflits, mais aussi à des facteurs économiques, sociaux et de gouvernance ». Évoquant le changement climatique et les pandémies, il a souligné l'importance d'être mieux préparés, « la préparation étant au cœur de la résilience avec un bon rapport coût/efficacité ».

La commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, a assuré que la programmation de l'aide de l'UE à l'Afrique, qui vient de débuter, tiendra compte de toutes ces exigences et de tous ces défis à relever. (Aminata Niang)

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