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Bulletin Quotidien Europe N° 12636
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Les eurodéputés d’Europe centrale et orientale s’inquiètent du démarrage du site nucléaire d’Ostrovets

Les membres de la commission de l’Industrie, de la Recherche et de l’Énergie (ITRE) du Parlement européen ont exprimé leurs inquiétudes, jeudi 14 janvier, vis-à-vis de la centrale nucléaire d’Ostrovets (Biélorussie), dont l’exploitation commerciale pourrait débuter dès le mois de mars, à l’occasion d’un échange avec la Commission européenne au cours duquel se sont surtout exprimés des eurodéputés issus des États membres voisins de la Biélorussie.

« La centrale nucléaire d’Ostrovets est une menace évidente pour notre sécurité nationale », a ainsi estimé Andrius Kubilius (PPE, lituanien), rappelant les inquiétudes de la Lituanie en matière de sûreté nucléaire, pays qui est le plus proche géographiquement de la centrale (EUROPE 12594/27).

« Tous les États membres devraient être inquiets », l’a ensuite soutenu son collègue estonien Riho Terras (PPE), tout en appelant l’Union européenne à faire preuve de solidarité avec les États membres de la région.

Selon ces deux eurodéputés baltes, l’UE ne peut pas faire confiance au régime d’Alexandre Loukachenko pour assurer la sûreté de la centrale. 

« Il est possible que les problèmes ou incidents futurs soient dissimulés », étant donné que la Biélorussie est actuellement dirigée par « un régime autoritaire », a notamment déclaré M. Terras.

À l’instar de M. Kubilius, Jerzy Buzek (PPE, polonais) a estimé qu’il s’agissait d’un projet géopolitique, qui nécessitera donc plus qu’une réponse sur le plan purement technique.

Pour Thierry Mariani (ID, français), en revanche, l’UE doit dialoguer avec Minsk en ne se préoccupant que d’une question technique : la sureté de la centrale. 

Présidant la séance, Zdzisław Krasnodębski (CRE, polonais) a annoncé qu’une motion de résolution sur le sujet serait soumise aux votes de la commission ITRE le 28 janvier, en vue d’une adoption lors de la session plénière du Parlement de février. 

De son côté, le directeur général adjoint du département Énergie (DG ENER) de la Commission, Massimo Garribba, a déclaré que les conclusions du processus d’évaluation par les pairs mené par le 'Groupement européen des autorités de sûreté nucléaire' (ENSREG) devraient être publiées dans les mois à venir. La Commission a néanmoins pour objectif de disposer d’un rapport préliminaire avant le lancement de l’exploitation commerciale de la centrale, a-t-il ajouté. 

En outre, il a assuré que les services de l’institution étaient en train d’évaluer la possibilité de mesures susceptibles d’empêcher les importations commerciales d’électricité en provenance d’installations nucléaires de pays tiers qui ne respectent pas les niveaux de sûreté reconnus par l’UE, comme demandé par le Conseil européen de décembre dernier, et qu’ils y reviendront à un stade ultérieur, lorsque les travaux des experts seront terminés. Si l’importation d’électricité provenant directement de la Biélorussie a été arrêtée le 3 novembre, les flux d’électricité biélorusse passant par la Russie et via la Lettonie, eux, continuent. (Damien Genicot)

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