La commission de la pêche du Parlement européen a préconisé, jeudi 14 janvier, des objectifs en matière de biodiversité ne revêtant « pas un caractère contraignant » et tenant compte des spécificités locales.
La commission de la pêche a débattu du projet d’avis de Gabriel Mato (PPE, espagnol) à l’intention de la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du PE, sur la stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité à l’horizon 2030.
Le projet d’avis recommande que les zones marines protégées (ZMP) soient désignées comme des zones « accessibles aux activités de pêche et d’aquaculture ». Le rapporteur estime que le fait de fixer un objectif sous forme de pourcentage « manque de pertinence ». Or, la Commission européenne propose, dans sa stratégie, de créer des zones protégées représentant au moins 30% des mers en Europe.
Le même jour, plusieurs ONG ont réclamé, lors d'une conférence de presse en ligne, que l’UE mette en œuvre un plan d’action ambitieux pour protéger les écosystèmes marins.
Our Fish a préconisé notamment des mesures pour minimiser les captures accessoires.
Seas At Risk a insisté aussi sur les mesures pour réduire les prises accidentelles de dauphins et éliminer le plus rapidement les subventions qui entraînent la surpêche.
Oceana a demandé que la protection de 30% des ZMP couvre aussi les zones situées en haute mer et a critiqué le chalutage en profondeur.
Le projet d’avis de M. Mato regrette vivement que la stratégie biodiversité « accuse le chalutage de fond d’être l’activité la plus préjudiciable aux fonds marins, sans la moindre analyse approfondie à l’appui de cette affirmation ».
Lien vers le projet d’avis de la commission de la pêche du PE : https://bit.ly/2LPaEey (Lionel Changeur)