Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont fait part, lundi 16 novembre, en visioconférence, de leurs inquiétudes au sujet des cas de Covid-19 dans des élevages de visons et de la transmission à l’homme et ont demandé une approche européenne pour traiter le problème.
Stella Kyriakides, la commissaire à la Santé, a rappelé que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, en collaboration avec l'Agence européenne de sécurité des aliments et l'Agence européenne des médicaments, a publié une évaluation rapide des risques le 12 novembre. « Celle-ci fournit un cadre commun permettant de mieux comprendre les risques pour la santé humaine, en particulier la nouvelle variante détectée au Danemark », a précisé la commissaire.
Ces variantes ne semblent pas plus transmissibles que les autres variantes de la Covid-19 en circulation, selon elle. « Si la situation évolue, l'évaluation des risques sera immédiatement revue afin de réévaluer le risque global pour la santé humaine et de définir les mesures les plus appropriées », a-t-elle conclu.
Le Danemark a indiqué avoir procédé à l’abattage de près de 17 millions de visons après des cas de Covid-19 transmis à l'homme.
Les Pays-Bas, qui ont connu des cas dans des fermes d’élevage, ont décrété une interdiction de l’élevage de visons à partir de 2024 avec effet rétroactif (2021).
La Belgique a procédé à des tests dans les élevages de visons, négatifs à ce jour.
La France a renforcé la surveillance dans ses quatre élevages de visons, qui n’ont montré aucun signe de contamination. La Grèce a trouvé un premier foyer dans une exploitation familiale et les animaux ont été mis à mort.
Plusieurs ministres ont salué le fait que ce virus dans les élevages de visons soit considéré comme une maladie émergente qui peut être notifiée auprès de l’OIE. (Lionel Changeur)