Les dirigeants européens ont félicité, lundi 16 novembre, Maia Sandu pour sa victoire à l’élection présidentielle en Moldavie. Celle qui fut Première ministre pro-européenne du pays a été élue avec 57,75% des voix, contre Igor Dodon, président sortant pro-russe.
Que ce soit les présidents de la Commission européenne, du Conseil européen et du Parlement européen ou le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, les dirigeants ont estimé que cette victoire était un appel à la lutte contre la corruption et le rétablissement de l’État de droit.
« Le peuple de Moldavie a clairement choisi une voie qui donne la priorité à la justice, à une véritable lutte contre la corruption et à une société plus juste », a notamment souligné le président du Conseil européen, Charles Michel, qui, tout comme la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a précisé que l’UE était prête à soutenir le pays. Le président du Parlement européen, David Sassoli, a précisé que l’UE était prête à intensifier un partenariat étroit et le Haut Représentant, Josep Borrell, qu’il était impatient de travailler avec Mme Sandu « pour le bénéfice des Moldaves ».
Devant la presse, le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, a expliqué que le soutien de l’UE était lié aux progrès concrets dans la voie de la réforme et contre les conséquences de la Covid-19.
Dans un communiqué commun, le président de la commission des Affaires étrangères du PE, David McAllister (PPE, allemand), et le président de la délégation auprès de la commission d'association parlementaire UE-Moldavie, Siegfried Mureșan (PPE, roumain), ont estimé que la victoire de Mme Sandu était « un nouveau départ pour les relations UE-Moldavie ».
Tout comme M. Stano, les deux eurodéputés ont salué le fort taux de participation au scrutin, de 52,78%. « C'est un grand exemple de responsabilité et de devoir civique », ont expliqué ces derniers. (Camille-Cerise Gessant)