La Commission de Venise du Conseil de l'Europe a publié, lundi 16 novembre, les conclusions de sa 17e Conférence sur les administrations électorales.
Organisée en ligne jeudi 12 et vendredi 13 novembre, celle-ci était consacrée aux « défis récurrents » et « bonnes pratiques » des élections en Europe avec - pandémie oblige - un accent sur l'organisation de scrutins pendant les situations d'urgence.
S'il est clair que la légitimité des élus locaux et régionaux est plus que jamais essentielle en ces circonstances, un report des élections peut être décidé au regard des risques encourus par la vie, la santé et la sécurité des personnes.
Report qui doit être fondé sur une décision législative, proportionné à la situation et assorti d'un dialogue politique inclusif organisé le plus tôt possible en prenant en compte tant le processus électoral que le droit des citoyens à se forger une opinion par le biais de campagnes politiques dont les possibilités et les coûts sont à envisager de manière factuelle.
Le vote postal ainsi que le vote anticipé, par correspondance ou électronique, sont des options qui peuvent être envisagées, est-il par ailleurs signalé.
Ces conclusions, disponibles sur le site de la Commission de Venise (https://bit.ly/3kBi155 ), détaillent également une série de problèmes récurrents liés aux processus électoraux.
Parmi ceux-ci : l'utilisation abusive des ressources administratives dans de nombreux pays, « y compris ceux qui ont une longue tradition démocratique », les campagnes électorales « négatives » dénigrant ou diffamant les adversaires, les nouveaux défis drainés par les plateformes en ligne en ce compris le problème du « doxing » (piratage et fuite d'informations non publiques) et les opérations de mal information ou de désinformation. (Véronique Leblanc)