Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont approuvé, le 13 novembre, le 'cadre commun pour le traitement de la dette au-delà de l'Initiative de suspension du service de la dette (DSSI)' pour aider les pays pauvres durement affectés par la crise de la Covid-19.
Le cadre commun, endossé lors d'une réunion sous présidence saoudienne du G20, permet à 73 pays éligibles de suspendre les paiements du service de la dette à leurs créanciers bilatéraux officiels du G20/Club de Paris jusqu'à la fin de 2020, et éventuellement au-delà de juin 2021, si la situation économique et financière l'exige.
« Il s'agit d'une réalisation majeure dans l'architecture internationale de la dette pour renforcer la coordination entre les créanciers bilatéraux officiels », a souligné le même jour le Club de Paris dans un communiqué. Et d'insister sur le fait que « les membres du Club de Paris reconnaissent que la crise sanitaire et économique de la Covid-19 augmente considérablement la vulnérabilité à la dette des pays les plus pauvres et les plus vulnérables ».
Au Parlement européen, le coordinateur du groupe S&D au sein de la commission du Développement, l'Allemand Udo Bulmann, a salué cette avancée. « L'UE et nos États membres ont contribué stratégiquement à l'élaboration de la DSSI, qui a permis de mettre immédiatement à la disposition de 46 pays 5 milliards de dollars américains pour les dépenses sanitaires, économiques et sociales face à la pandémie », rappelle-t-il dans un communiqué publié le 15 novembre.
Plaidant pour la poursuite du débat et l'adoption d'autres mesures, il ajoute : « Nous avons besoin d'une stratégie concrète qui comporte des actions à court et à long termes. La situation de crise est hétérogène et nécessite des solutions pratiques. Si nous n'agissons pas maintenant, nous mettrons en péril les objectifs de développement durable et l'Accord de Paris sur le climat ». (Aminata Niang)