La commission des transports du Parlement européen a adopté sans mal, lundi 12 octobre, sa position sur la proposition de la Commission européenne de faire de 2021 l'Année européenne du rail (EUROPE 12439/7).
Le rapport d’Anna Deparnay-Grunenberg (Verts/ALE, allemande) et les 15 amendements de compromis qui y avaient été apportés (EUROPE 12579/13) ont reçu un très large soutien : 45 votes pour, aucun vote contre, 2 abstentions.
Mme Deparnay-Grunenberg s’est félicitée de l’issue de ce vote, indiquant qu’elle voyait dans cette Année européenne l’occasion de discuter de la manière dont l’UE pourra « parvenir à une renaissance du rail ».
« Nous avons besoin d'un transfert modal vers le rail pour atteindre les objectifs climatiques ! », a-t-elle ajouté.
Le rapporteur pour le groupe Renew Europe, Dominique Riquet (français), à l’origine de la proposition d’instaurer un indice de connectivité ferroviaire (EUROPE 12579/13), a quant à lui salué une opportunité de « mettre un coup de projecteur » sur ce mode de transport « d’avenir, à la fois sur les plans économique, environnemental et social ».
Il a également assuré que cette initiative européenne marquerait le « point de départ d’une réflexion renouvelée sur le ferroviaire ».
La Communauté des entreprises européennes de chemins de fer et d'infrastructures (CER) a elle aussi réagi à ce vote en commission parlementaire et s’est réjouie de ce « soutien important » apporté au rail « au profit du climat et de la société ».
Les 47 eurodéputés ont en outre adopté à l’unanimité la décision d'engager des négociations interinstitutionnelles (trilogue) sur ce dossier.
Le Conseil étant lui aussi prêt à négocier (EUROPE 12513/37), les colégislateurs devraient donc désormais s'employer à s'entendre sur un texte commun, dont le vote en plénière est espéré pour le mois prochain. (Agathe Cherki)