Alors qu'elle dévoilait sa proposition de 'loi climat' (voir autre nouvelle), la Commission européenne a proposé, mercredi 4 mars, que 2021 soit l'Année européenne du rail.
Cette initiative, estime l'institution, permettra de contribuer à la réalisation des objectifs du Green Deal en matière de transports ainsi qu'à la création d'un espace ferroviaire européen unique. La Commission rappelle par ailleurs que 2021 sera la première année complète au cours de laquelle les règles arrêtées dans le cadre du quatrième paquet ferroviaire (EUROPE 11512/7) seront mises en œuvre dans toute l'UE.
Pour la commissaire européenne aux Transports, Adina-Ioana Vălean, outre les « nombreux avantages » qu'il présente en termes de durabilité, de sécurité et de rapidité, le rail dispose également d'un potentiel fédérateur.
« La mise en place d'un réseau cohérent et fonctionnel à travers toute l'Europe est un exercice de cohésion politique », a-t-elle déclaré dans un communiqué, estimant que l'UE a précisément « besoin de ce type d'entreprise collective ».
Si la Communauté européenne du rail (CER) a salué cette initiative, la présidente de la commission 'transports' du PE, Karima Delli (Verts/ALE, française) a, pour sa part, indiqué ne pas pouvoir « se satisfaire d’une annonce vide ». Elle a notamment appelé à l'adoption « d'une position ambitieuse concernant les droits des passagers », à la relance du fret ferroviaire et des trains de nuit.
Cette proposition doit maintenant être adoptée par le Parlement et par le Conseil européen. (Agathe Cherki)