Les ministres à l’Emploi et aux Affaires sociales seront invités par la Présidence croate du Conseil de l’UE, lors du Conseil ‘Emploi et Politiques sociales’ du 19 mars, à adopter des conclusions sur le bien-être au travail. Ils seront également conviés à un échange de vues portant sur les défis démographiques ainsi qu’à un autre sur la feuille de route présentée par la Commission européenne pour une Europe sociale forte pour des transitions justes, selon les derniers documents soumis aux ambassadeurs auprès de l'UE (Coreper I).
Dans les conclusions, qui donnent suite au concept d''économie du bien-être' mis en avant par la Présidence finlandaise du Conseil de l’UE (EUROPE 12291/12), les ministres devront appeler au développement d’une évaluation d’impact européenne transsectorielle du bien-être au travail afin de pouvoir asseoir et calibrer au mieux les politiques et actions à entreprendre.
Ils devraient ainsi s’engager par ailleurs à œuvrer pour garantir une éducation et des soins de bonne qualité, ainsi qu'abordables pour la petite enfance, mais aussi pour les services de soin de longue durée. D’une manière générale, les conclusions insistent sur le rôle des partenaires sociaux et sur les investissements dans les domaines sociaux, notamment pour faire valoir la responsabilité sociale des entreprises.
Sur les défis démographiques, le débat d’orientation sera structuré sur les mesures à prendre pour aider les régions les plus frappées par le déclin démographique (en raison de l’intensification de la mobilité au sein de l’UE). Ici, la Présidence cherchera à déterminer la manière dont les fonds européens peuvent être utilisés pour répondre à ces défis. Enfin, elle sondera les États membres sur les éventuelles mesures qui pourraient être prises au niveau européen pour faire face à ce phénomène.
Quant à la feuille de route sociale (EUROPE 12403/6) présentée par la Commission en début d’année, la Présidence attend tout d’abord des ministres qu'ils disent si la vision de l’institution correspond à leurs attentes et s’il n’existe pas des angles morts ou des oublis dans ladite communication. (Pascal Hansens)