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Bulletin Quotidien Europe N° 12439
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ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Les Européens appellent à la fin des confrontations militaires à Idlib

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a appelé, à son arrivée à la réunion informelle du Conseil ‘Défense’, mercredi 4 mars à Zagreb, à la fin des combats dans le nord-est de la Syrie.

« J’appelle une nouvelle fois à l’arrêt des actions militaires pour donner une protection » à la population, a-t-il souligné, estimant que la situation à Idlib était « un des pires cas de détresse humaine de ces derniers 70 ans ».

Hôte de la réunion, le ministre de la Défense croate, Damir Krstičević, a lui aussi appelé à un cessez-le-feu, tout comme le président du Conseil européen, Charles Michel, après sa rencontre avec le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, à laquelle M. Borrell a participé. « Un cessez-le-feu durable et une solution politique durable à la crise syrienne sont nécessaires de toute urgence », a ainsi souligné M. Michel dans un communiqué, appelant aussi au respect du droit humanitaire.

À Ankara, M. Borrell avait souligné que la situation à Idlib et dans ses environs était « critique » et qu'il était « urgent d'agir pour mettre fin aux confrontations militaires qui causent d'importantes souffrances humanitaires ». Il avait expliqué que l’UE et la Turquie avaient un intérêt commun à mettre fin au conflit en Syrie.

« Nous devons travailler main dans la main pour relever les défis communs. Nous devons coopérer afin de trouver un moyen de mettre fin à ce conflit. La situation est dramatique. Les conséquences humanitaires de l'escalade militaire sont extrêmement graves », avait insisté le Haut Représentant, exhortant les parties au conflit à autoriser un accès immédiat pour l’aide humanitaire. Il a été soutenu dans ses propos par le commissaire à la Gestion de crise, Janez Lenarčič, lui aussi en Turquie. Celui-ci a aussi demandé la cessation immédiate des violations du droit humanitaire « devenues courantes dans le nord-ouest de la Syrie depuis bien trop longtemps ».

Et bien que l’aide humanitaire ait du mal à atteindre les populations en raison de la fermeture de la frontière turco-syrienne côté Syrie, l’UE a annoncé, le 4 mars, un nouveau soutien de 170 millions d'euros, dont 60 millions pour faire face à la crise humanitaire dans le nord-ouest du pays.

Les Pays-Bas veulent une zone d’exclusion aérienne

Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Stef Blok, a demandé une zone d’exclusion aérienne au-dessus d’Idlib. « Veillons au moins à ce que les attaques aériennes au-dessus d'Idlib cessent », a-t-il expliqué, prônant « une zone d'exclusion aérienne pour el-Assad au-dessus d'Idlib ».

Le ministre néerlandais défendra cette idée lors du Conseil 'Affaires étrangères' extraordinaire, vendredi 6 mars à Zagreb, idée qui nécessitera, selon lui, une consultation entre l’UE, la Turquie et la Russie « afin qu'Assad n'ait pas d'autre choix que de maintenir son armée de l'air au sol ».

« La fermeture de l'espace aérien au-dessus d'Idlib doit alors être surveillée au niveau international, et si un raid aérien devait alors se produire à Idlib, nous saurons au moins qui est responsable », a ajouté M. Blok, estimant qu’« idéalement », cela devrait être mandaté par le Conseil de sécurité de l’ONU. Et si un tel mandat s’avérait impossible, « la surveillance devra être organisée de manière plus créative, par exemple en partageant des renseignements, en s'appuyant sur des informations provenant d'organisations locales ou en effectuant une surveillance à distance », selon le ministre.

Alors que M. Borrell a insisté sur les négociations avec la Turquie, M. Blok a demandé à l’UE d’engager un dialogue avec la Russie. (Camille-Cerise Gessant)

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