La commissaire à la Cohésion et à la Réforme, Elisa Ferreira, a estimé que l’une des principales difficultés à laquelle la politique de cohésion était confrontée restait son manque de visibilité, lors d’un échange public avec le président du Comité des régions, Apostolos Tzitzikostas, en ouverture de la 'Semaine des régions et des villes', lundi 12 octobre.
« Quoi que nous fassions, nous le faisons pour leur bien (des citoyens - NDLR), mais ce n'est pas toujours évident pour tout le monde », a déploré la commissaire, regrettant le fait que, le plus souvent, l’attention du grand public se concentre sur les cas de fraudes. Or, a-t-elle rappelé, les cas de fraudes sont mineurs, soit moins de 1%.
Pour la commissaire, la réponse ne peut venir de la seule Commission européenne, mais bien de tous les acteurs locaux et régionaux et des parties prenantes. Ainsi, pour la commissaire, la réussite de la politique de cohésion ne peut se faire que par la communication et l’échange de bonnes pratiques. « Il faut leur (les citoyens - NDLR) dire qu’ils sont européens et qu’ils sont traités comme tels ».
Pour Mme Ferreira, l’autre front sur lequel il faut vraiment se concentrer est la qualité des projets sélectionnés. « Veuillez travailler à la sélection du bon projet afin que nous n'ayons pas cette critique sur le fait que ce que nous avons fait n'était pas le plus adéquat », a-t-elle lancé aux représentants locaux et régionaux.
Le manque de visibilité de la politique de cohésion et de son action auprès des citoyens aussi dans le cadre de la pandémie (voir la proposition du PE – EUROPE 12554/1) reste une des grandes difficultés de cette politique.
Déjà, la commissaire à la Politique régionale, Corina Crețu, avait lancé une action pour essayer de rendre cette politique plus visible avec un plan d’action (EUROPE 11774/7). Selon une étude de Cohesify de 2018, les méthodes de communication traditionnelles restent les plus efficaces (EUROPE 12011/18). (Pascal Hansens)