L’UE et ses États membres ont condamné, jeudi 30 avril, les cybermenaces et des cyberactivités malveillantes visant des opérateurs essentiels dans les États membres et leurs partenaires internationaux, y compris dans le secteur des soins de santé, en ces temps de pandémie de Covid-19.
« Depuis le début de la pandémie, d'importantes campagnes d’hameçonnage et de distribution de logiciels malveillants, des activités d'analyse et des attaques par déni de service distribué (DDoS) ont été détectées, certaines touchant des infrastructures critiques essentielles à la gestion de cette crise », ont-ils dénoncé dans une déclaration du Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité.
Pour les Européens, « toute tentative d'entraver la capacité des infrastructures critiques est inacceptable ». Ils appellent donc leurs auteurs à s’abstenir immédiatement de mener de telles actions « irresponsables et déstabilisatrices qui peuvent mettre la vie des gens en danger ».
L’UE et ses États membres préviennent qu’ils vont renforcer une nouvelle fois leur coopération face aux cybermenaces aux niveaux technique, opérationnel, judiciaire et diplomatique, y compris avec leurs partenaires internationaux.
Ils demandent aussi à chaque pays de faire preuve de la diligence requise et de prendre les mesures appropriées à l'encontre des auteurs de telles activités depuis son territoire, conformément, notamment, au droit international.
L’UE a adopté, en mai 2019, un régime de sanctions pour les auteurs de cyberattaques, qui ne comporte jusqu’à présent aucune inscription (EUROPE 12257/9). (Camille-Cerise Gessant)