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Bulletin Quotidien Europe N° 12275
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SOCIAL / Social

Libre circulation des travailleurs, M. Budăi aimerait organiser un vaste débat entre les différentes formations du Conseil

Les enjeux liés à la libre circulation des travailleurs et l’impact qu’a la fuite des cerveaux et de la jeunesse sur l’économie de certains États membres doivent être traités de manière horizontale au sein du Conseil, selon le ministre du Travail et de la Justice sociale, Marius Budăi, à l’issue du premier jour du Conseil ‘Emploi et Politique sociale’ (EPSCO), jeudi 13 juin.

Répondant à EUROPE sur le contenu des échanges durant le déjeuner de travail, le ministre roumain, avec la commissaire à l’Emploi et aux Affaires sociales, Marianne Thyssen, a expliqué que les ministres se sont concentrés sur la question des mouvements de la main-d’œuvre qualifiée et jeune vers les États les plus attrayants. « Nous avons des pays qui ont dépensé une grande partie de leur propre budget et qui investissent beaucoup dans la qualification de travailleurs qui apportent ensuite une valeur ajoutée à d'autres États membres » a-t-il poursuivi, indiquant qu’il avait invité son homologue du Conseil ‘Affaires économiques et financières’ au débat.

Mais pour lui, ce n’était pas assez. « Ce que j'ai dit, en fin de compte, c'est qu'après tout, nous parlons de personnes qui passent d'un État membre à l'autre, nous devons donc en reparler, y compris dans la formation JAI (Justice et Affaires intérieures) ». Et de conclure : « Si cela ne tenait qu'à moi, je réunirais tous les ministres, les trois formations, EPSCO, ECOFIN, JAI et j'aurais un débat commun. »

Le ministre a indiqué que les Présidences finlandaise et croate allaient de nouveau mettre à l’ordre du jour des prochains Conseils ‘EPSCO’ la question de la mobilité des travailleurs.

Semestre européen. Durant la journée, en plus du vote sur le siège de la future Autorité européenne du travail, lequel revient à Bratislava (EUROPE 12274/5), les ministres ont été invités à prendre la parole sur les dernières recommandations par pays dans le cadre du processus budgétaire du 'Semestre européen', présentées tardivement par la Commission européenne en raison des élections européennes (EUROPE 12272/26).

Étant donné le peu de temps qu’ils avaient, les ministres sont restés vagues. Ainsi, ils se sont contentés de rappeler qu’il fallait poursuivre la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux dans le cadre du 'Semestre européen', tout en tenant compte des spécificités nationales. Par ailleurs, plusieurs ministres ont insisté pour que les réformes structurelles aillent de pair avec des mesures sociales, toujours dans une logique de « croissance inclusive ».

Trois textes législatifs. Le jour même, trois textes législatifs phares du mandat ont été adoptés définitivement par les États membres, à commencer par la directive sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (EUROPE 12179/2). Le texte a été adopté à une écrasante majorité. Relevons toutefois que la Hongrie, les Pays-Bas et la Slovénie ont voté contre.

Le règlement établissant l’Autorité européenne du travail a été également adopté (EUROPE 12194/1), avec trois votes contre (Hongrie, Autriche et Suède) et deux abstentions (République tchèque et Pologne), tout comme la directive sur les conditions de travail transparentes et prévisibles, adoptée avec trois abstentions seulement (Belgique, Allemagne et Autriche) (EUROPE 12189/4). (Pascal Hansens)

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