Le Premier ministre hongrois a balayé les critiques qui lui étaient adressées par le comité des sages, chargé de surveiller le respect de l’État de droit dans le pays, ont rapporté plusieurs médias, jeudi 13 juin.
Dans une lettre envoyée à l’ancien chancelier autrichien, Wolfgang Schlüssel, membre du Comité des trois sages mis en place le 20 mars avec Herman Van Rompuy et Hans-Gert Pöttering lors de la suspension du Fidesz du Parti populaire européen, Viktor Orbán qualifie de « non-sens » le fait que Fidesz ne serait pas engagé à faire respecter « les valeurs européennes ».
Il fait aussi valoir que la législation hongroise est pleinement en conformité avec les lois européennes et c’est pour cette raison que la Commission n’a pas lancé « de procédures », selon le média Nepszava, citant cette lettre du Premier ministre. Viktor Orbán y assure encore que l’indépendance des tribunaux hongrois est garantie dans la Constitution.
Il n’y a pas non plus besoin de s’inquiéter de la situation de la liberté de la presse, car, hormis un consortium de titres (une centaine de titres regroupés), il existe encore des médias commerciaux et des journaux de gauche critiques vis-à-vis du gouvernement. Enfin, selon lui, les ONG ne disparaissent pas du pays : 60 000 d’entre elles y sont toujours présentes. Quant à l’Université d’Europe centrale (CEU), il affirme qu’elle a volontairement déménagé ses cursus à Vienne, le gouvernement ne l’ayant pas poussée à le faire. (Solenn Paulic)