Les ONG environnementales ont estimé, vendredi 14 juin, que le Conseil européen des 20 et 21 juin offrait une occasion unique aux dirigeants européens de faire montre d’un « engagement crédible afin de répondre à la crise climatique et écologique et d'en faire une priorité pour la Commission européenne», selon Greenpeace. Cette ONG voit dans ce sommet « crucial » un test de crédibilité pour l’Europe.
Selon elle, l’UE a besoin d’un président de la Commission doté d’une véritable vision, d'un dévouement sans faille et de courage pour faire face aux puissants intérêts en jeu. « La nomination d'un converti réticent au changement climatique montrerait que l'Europe n'est pas prête à relever le plus grand défi que l'humanité ait jamais eu à relever », affirme l'ONG dans un communiqué.
La crédibilité passera également par la capacité des dirigeants à reconnaître la nécessité de renforcer les engagements actuels de l'UE pour 2030 et de soutenir un objectif de zéro émission nette assorti d’une date. Greenpeace, comme le WWF, attendent des dirigeants qu’ils visent une réduction de 65% des émissions de l'UE pour 2030 et zéro émission nette en 2040 au plus tard.
Selon Greenpeace le projet d’agenda stratégique 2019-2024 n'est pas à la hauteur de l’urgence climatique (EUROPE 12272/12). En outre, le WWF attend que l’UE s’engage à stopper et inverser la tendance à la perte de biodiversité à l’horizon 2030 et que les objectifs de développement durable guident toutes les actions de l’UE. (Aminata Niang)