Les ministres responsables de la Recherche ont soutenu le projet d’un cadre stratégique de coopération pour la mer Noire en lien avec le programme-cadre Horizon 2020, à l’occasion d’une réunion informelle à Bucarest, mercredi 3 avril.
La Présidence roumaine du Conseil de l’UE a présenté le calendrier de recherche stratégique pour la mer Noire qui sera officiellement lancé en mai à Bucarest. De nombreuses délégations nationales se seraient dites favorables à l’initiative, ainsi que le commissaire à la Recherche, Carlos Moedas.
En conférence de presse, le commissaire a souligné l’importance de renforcer la coopération en mer Noire, en raison de ses spécificités et aussi au motif qu’elle a été le berceau de nombreuses civilisations, citant celles byzantine ou grecque.
Durant les échanges entre ministres, certaines délégations auraient proposé de partager leurs expériences cumulées grâce à d'autres initiatives maritimes similaires existantes (PRIMA pour la recherche consacrée à la Méditerranée, l’Alliance atlantique de recherche, etc.). Plusieurs ministres auraient toutefois mis en garde contre les effets doublon.
Par ailleurs, les députés ont abordé le renforcement du principe de l’excellence dans la recherche et l’innovation européenne, ainsi que de l’élargissement du futur programme-cadre Horizon Europe ('widening principle', porté à 3,3 % du budget total du programme) aux structures de recherche de l’Union européenne des 13 (les États membres ayant intégré l’Union européenne après 2004) à la suite de l’accord provisoire scellé sur le futur programme-cadre Horizon Europe (EUROPE 12218/15).
Sur ce point, la plupart des délégations des États membres auraient souligné l'importance d'allier l'excellence à la réduction de l'écart en matière de recherche et d’innovation dans l'UE. À ce titre, plusieurs auraient insisté sur « la circulation des cerveaux » et la mobilité des chercheurs.
Un certain nombre d'États membres auraient souligné que les mesures d'Horizon Europe ne permettront de réduire l'écart existant entre États membres en matière de recherche et d’innovation au sein de l'UE qu'à la condition de combiner ces mesures avec des mesures nationales appropriées.
Durant les échanges, des délégations auraient insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité de l’économie européenne en se fondant sur ses capacités d’innovation, en raison de la pression croissante exercée par des concurrents internationaux, notamment la Chine et les États-Unis. (Pascal Hansens)