Le groupe PPE au Parlement européen demande à l'Union européenne d'adopter « des sanctions additionnelles » ciblant des actifs étatiques illégitimes situés à l'étranger et les dirigeants vénézuéliens ainsi que leurs proches, responsables d'atteintes aux droits de l'homme, dans un projet de résolution dont EUROPE a eu copie.
Déplorant « l'absence de résultats tangibles » enregistrés par le groupe de contact international sur le Venezuela, les chrétiens-démocrates estiment que le seul objectif de cette initiative devrait être de créer les conditions politiques pour l'organisation de nouvelles élections présidentielles, alors que l'UE ne reconnaît pas le deuxième mandat présidentiel de Nicolás Maduro.
Le groupe de contact international, qui vise aussi à faciliter un acheminement impartial de l'aide humanitaire étrangère aux Vénézuéliens, se réunira une deuxième fois au niveau ministériel en Équateur jeudi 28 mars (EUROPE 12216/4).
Le groupe PPE appelle par ailleurs les États membres ne l'ayant pas encore fait, comme la Slovaquie, à reconnaître « de façon urgente » la légitimité du président autoproclamé, Juan Guaidó. De même, les ambassadeurs auprès de l'UE et des Vingt-huit nommés par M. Guaidó devraient être pleinement reconnus, estime-t-il.
La tension est montée d'un cran sur le terrain après que les États-Unis ont critiqué également la présence de militaires russes sur le sol vénézuélien, déployés en signe de soutien de Moscou au pouvoir en place.
La plénière du PE adoptera jeudi sa résolution sur le Venezuela. Voir le projet de résolution du groupe PPE : http://bit.ly/2UdtvCC. (Mathieu Bion)