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Bulletin Quotidien Europe N° 12222
INSTITUTIONNEL / Royaume-uni

Les eurodéputés approuvent la démarche des Vingt-sept obligeant Londres à préciser rapidement les modalités du Brexit

Les principaux groupes politiques du Parlement européen ont globalement salué, mardi 26 mars à Strasbourg, la démarche du Parlement britannique visant à procéder, peut-être ce mercredi, à des votes indicatifs sur la direction à donner à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. 

Ils approuvent aussi le calendrier en deux temps fixé pour que les Britanniques disent aux Vingt-sept de quelle manière le Brexit aura lieu, soit : - jusqu'au 22 mai en cas de vote positif au Parlement britannique sur l'accord de retrait ordonné, ou ; - au 12 avril si les députés britanniques rejettent l'accord (ou ne le votent pas) et si les Britanniques décident de ne pas organiser d'élections européennes (EUROPE 12219/1). 

Les eurodéputés en débattront plus longuement, mercredi 27 mars à Strasbourg, avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier. 

Le président du groupe ADLE au PE, le Belge Guy Verhofstadt, a dit espérer, mardi, que cette démarche de votes indicatifs conduira à une coopération transpartisane et visera à renforcer substantiellement la déclaration politique sur les futures relations bilatérales entre le Royaume-Uni et l’UE et non à changer l’accord de retrait. Une telle approche nécessiterait la tenue de nouvelles négociations. 

Le groupe GUE/NGL s’est, pour sa part, félicité de la démarche de la Chambre des communes. 

De son côté, le député espagnol du PPE, Esteban González Pons, a été moins enthousiaste. Pour lui, la Chambre des communes britanniques n’a pas fait son travail et il serait « insensé » de voir les citoyens britanniques participer aux élections européennes. « Le Brexit est un problème britannique », mais encore « non résolu par les Britanniques », a-t-il dit. « On espère que d’ici au 12 avril, ils auront trouvé une solution ». Ainsi, pour l'Espagnol, « il faut en finir, dire s’ils sont dedans ou dehors »

« La perspective d’avoir des élections européennes au Royaume-Uni me réjouit », a au contraire commenté de son côté le Belge Philippe Lamberts, coprésident du groupe Verts/ALE, pour qui les « élections vont profiter à ceux qui ont une ligne claire » et seront « une catastrophe pour le parti de Mme May »

M. Lamberts s'est par ailleurs félicité que le Conseil européen ait contré « l'erreur majeure » que le président Macron s'apprêtait à faire, selon lui, en donnant à Mme May un délai jusqu'au 7 mai, ce qui lui aurait permis de pouvoir continuer « à jouer la montre ». 

Lundi soir, les députés britanniques ont adopté un amendement leur permettant de contrôler leur ordre du jour et de prévoir une série de votes indicatifs cette semaine. Cet amendement, adopté par 329 voix contre 302, a été perçu comme une prise de contrôle par la Chambre des communes du processus du Brexit

Plus tôt dans la journée, Theresa May, après un échec à s’entendre avec son allié nord-irlandais du parti DUP, notamment, avait exclu de remettre aux votes mardi l’accord négocié avec l’UE, faute de soutien suffisant. 

La dirigeante britannique et des membres du gouvernement ont toutefois fait comprendre qu'ils pourraient ne pas tenir compte de ces votes indicatifs en ce qu'ils pourraient changer profondément la nature de ce qui a été conclu avec les Vingt-sept. (Solenn Paulic avec Pascal Hansens, Lucas Tripoteau et Damien Genicot)

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