La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé, le 28 janvier, à la libération immédiate de l'avocat des droits de l’homme chinois Wang Quanzhang, et d'autres défenseurs des droits de l'homme et avocats détenus et condamnés, notamment Huang Qi, Li Feiyue, Ilham Tohti, Tashi Wangchuk, Li Yuhan, Qin Yongmin, Gao Zhisheng, Yu Wensheng et Gui Minhai, citoyen européen.
Wang Quanzhang – qui avait disparu en 2015 - a été condamné le 26 décembre à quatre ans et six mois de prison pour 'subversion du pouvoir d'État', condamnation rendue publique le 28 janvier 2019. « Les droits des accusés, en vertu du Code de procédure pénale chinois et des obligations du droit international, à un procès équitable, sans retard excessif, à une défense adéquate et à l'accès à un avocat de leur choix n'ont pas été respectés », a dénoncé la porte-parole, ajoutant que la famille et le public, y compris les journalistes et les diplomates, s’étaient vu refuser l'accès au procès en tant qu'observateurs.
Par ailleurs, la porte-parole a appelé les autorités chinoises à enquêter sans délai sur les allégations de mauvais traitements qui auraient été infligés à Wang Quanzhang pendant sa détention et qui peuvent être considérés comme de la torture.
« L'UE attend des autorités chinoises [...] qu'elles respectent les obligations de droit international de la Chine, y compris la Déclaration universelle des droits de l'homme, et les droits de tous les citoyens garantis par la Constitution chinoise », a-t-elle ajouté. (Camille-Cerise Gessant)