Le commissaire européen à la Santé et la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a appelé lundi 28 janvier les autorités nationales à faire des efforts pour améliorer la coordination et la coopération en matière de lutte contre la peste porcine africaine (EUROPE 12166).
M. Andriukaitis a déclaré devant le Conseil Agriculture que la maladie constituait un « risque grave pour le secteur de la viande de porc de l'UE, sa population de sangliers et l'environnement ».
Il a confirmé que la croissance incontrôlée du nombre de sangliers dans l'UE avait joué un rôle important dans la propagation du virus.
Les pratiques de chasse doivent être prises en compte dans toute stratégie à long terme, a-t-il ajouté.
L'Espagne s’est montrée préoccupée par les effets économiques potentiels de la maladie et a demandé une stratégie de l'UE pour s'attaquer au problème. L’Italie a demandé un soutien économique adéquat pour faire face au virus.
La Belgique a expliqué les actions entreprises en coopération avec les pays voisins.
Clôtures. Le Danemark construit une palissade à sa frontière avec l'Allemagne, afin d'endiguer la propagation de la maladie. La France a appelé l'armée en renfort des chasseurs afin d'abattre plusieurs centaines de bêtes dans une zone blanche à la frontière avec la Belgique. Une clôture est également en cours d'installation.
M. Andriukaitis a déclaré que de telles initiatives (clôtures) n’avaient aucune base scientifique, n’étaient pas efficaces et constituaient un gaspillage de l’argent des contribuables. (Lionel Changeur)