La porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, lundi 28 janvier, la condamnation, plus tôt dans la journée, par la Cour suprême de cassation de Bahreïn du secrétaire général du parti d'opposition chiite dissous, Al-Wefaq, Cheikh Ali Salmane, et de deux de ses membres, Cheikh Hassan Sultan et Ali al-Aswad à la prison à vie.
Ce jugement, qui est la confirmation des condamnations à perpétuité prononcées par la Cour d'appel de Bahreïn en novembre 2018 (EUROPE 12130), « marque une nouvelle étape contre les voix dissidentes et compromet les chances résiduelles d'un dialogue politique inclusif dans le Royaume de Bahreïn », a dénoncé la porte-parole dans un communiqué.
Les trois hommes ont été condamnés pour avoir « espionné pour le compte d'un État étranger [le Qatar, NDLR] afin de renverser le gouvernement ».
Selon la porte-parole de l'UE, « l'UE attend du Bahreïn qu'il s'acquitte de ses obligations internationales et nationales en matière de droits de l'homme, notamment en garantissant le droit à un procès équitable, dans l'intérêt de la stabilité à long terme du pays et de ses citoyens ».
L’UE a suivi, depuis 2014, la situation des membres d’Al-Wefaq (EUROPE 11123) et a, à plusieurs reprises, exprimé ses préoccupations face à l'espace politique de plus en plus restreint du Bahreïn, y compris pour l'opposition non violente, a précisé la porte-parole. (Camille-Cerise Gessant)