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Bulletin Quotidien Europe N° 12182
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bei

La Pologne, la Roumanie et le Luxembourg contribueront davantage au capital de la Banque de l'UE post-Brexit

Le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Werner Hoyer, a fait le point sur l'évolution du capital de la Banque de l'UE une fois le Royaume-Uni redevenu un pays tiers, mardi 29 janvier, en présentant le rapport d'activité 2018 de l'institution européenne (EUROPE 12172). 

Il s'est félicité que les Vingt-sept États membres aient accepté d'injecter un supplément de capital afin que le capital de la BEI - aujourd'hui fixé à 243,3 milliards d'euros de capital souscrit - ne diminue pas avec le Brexit

La participation britannique au capital de la BEI - 39,2 milliards d'euros de capital souscrit, dont 3,5 milliards de capital versé - sera ainsi prise en charge de la manière suivante : la BEI puisera dans ses réserves pour fournir les 3,5 milliards de capital versé et les Vingt-sept prendront en charge le capital souscrit selon la clé de répartition habituelle basée sur le PIB national. 

À cette discussion s'ajoute la volonté de plusieurs États membres de contribuer davantage au capital de la BEI, afin que leur actionnariat reflète davantage leur poids économique dans l'UE. D'après M. Hoyer, les Vingt-sept ont accédé à la demande « de la Pologne, de la Roumanie et, potentiellement, du Luxembourg », même si ces injections supplémentaires de capital resteront « modestes ». 

Le président de la BEI a, par ailleurs, estimé que la perspective du Brexit n'avait pas, à ce stade, affecté la perception des investisseurs vis-à-vis de la Banque de l'UE, qui entend conserver sa notation financière AAA. Loin de se réjouir de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, il a noté que l'économie britannique allait être négativement touchée du fait de son retrait au capital de la BEI, notamment parce que les Britanniques ne disposent pas d'une banque nationale de développement à la puissance de feu développée. 

Répondant aux recommandations de la Cour des comptes européenne sur l'impact économique du plan 'Juncker' d'investissement (voir autre nouvelle), M. Hoyer a fait valoir qu'en 2018 le Groupe BEI avait focalisé ses interventions sur le soutien à l'innovation et la lutte contre les dérèglements climatiques. 

Sur un total de 64,2 milliards d'euros de financement octroyés l'année dernière, 13,5 milliards ont servi à soutenir l'innovation, 15,2 milliards l'environnement, 12,3 milliards les infrastructures et 23,3 milliards les PME. 70 % des opérations de la BEI ont lieu dans l'UE, 17 % en Asie, 12 % en Amérique latine et seulement 1 % en Afrique et au Moyen-Orient. (Mathieu Bion)

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