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Bulletin Quotidien Europe N° 12182
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Huit États membres réclament un plan d’action européen sur les protéines végétales

Les ministres de l’Agriculture de plusieurs pays (Croatie, Chypre, République tchèque, France, Grèce, Hongrie, Slovaquie et Slovénie) ont demandé, lundi 28 janvier à Bruxelles, que la Commission européenne présente un plan d’action pour développer les protéines végétales. 

La Commission a présenté le rapport sur les protéines végétales (EUROPE 12143), qui a été généralement salué par les délégations, lesquelles ont souligné le besoin de réduire la dépendance de l’UE à l’égard des importations de soja surtout. 

Les pays cités ont présenté une déclaration commune dans laquelle ils estiment qu’un programme européen sur les protéines végétales permettrait de réduire le déficit de l’UE en protéines végétales et en engrais, de renforcer la souveraineté alimentaire de l'UE, de contribuer à l’Accord international de Paris sur le climat et d’atténuer la déforestation tropicale. 

La Commission est invitée à travailler sur un plan d'action européen sur les protéines et à instaurer une cohérence entre les différentes politiques de l'UE. 

Il est demandé aux trois institutions de l’UE de prendre en considération, dans les négociations sur la future Politique agricole commune (PAC), la nécessité : - d’introduire un changement dans les pratiques en matière d'alimentation animale (plus grande autonomie alimentaire au niveau de la ferme) ; - d’augmenter par tous les moyens les surfaces cultivées en légumineuses (programmes sectoriels, aides couplées volontaires, programmes écologiques, systèmes et engagements agroenvironnementaux). 

La France a estimé notamment que renforcer les soutiens en faveur de ce secteur était un objectif économique et géostratégique. 

Les ministres de l’Agriculture ont réclamé aussi des moyens supplémentaires consacrés à la recherche et l’innovation sur la production durable de légumineuses. 

Lors du débat au Conseil, certaines délégations ont souligné l’effet positif sur l’environnement de la culture de plantes protéiques. D’autres, comme le Danemark, ont mis en garde contre les effets environnementaux indirects de l'importation de protéines végétales, par exemple, la déforestation. 

La marge de manœuvre laissée aux États membres pour définir leurs futurs plans stratégiques de la PAC a été saluée par beaucoup. 

Divergences sur les aides couplées. Les délégations ont exprimé des points de vue divergents sur le soutien couplé volontaire visant à réduire le déficit de l’UE en protéines végétales. L’Allemagne, le Danemark, la Suède et les Pays-Bas ont estimé que les aides couplées engendraient des distorsions de concurrence. D’autres pays (Italie, Estonie, France, Malte, Slovaquie, Belgique…), au contraire, ont estimé qu’il fallait utiliser ces soutiens ou accroître la flexibilité pour augmenter les possibilités de verser des aides couplées volontaires. 

Le développement des protéines végétales en Europe est l'une des priorités de la Présidence roumaine du Conseil. 

Le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, a précisé que, dans le cadre de la PAC actuelle, il existe une possibilité d’octroyer 2 % supplémentaires pour la production de protéines végétales (soit 15 % pour le taux maximum d’aides couplées, contre 13 % en temps normal). 

En 2019, 16 États membres apporteront leur soutien aux protéagineux au moyen du soutien couplé facultatif. Dans la proposition de la Commission relative à la PAC post-2020, ce complément de 2 % est maintenu. (Lionel Changeur)

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