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Bulletin Quotidien Europe N° 12152
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SÉCURITÉ - DÉFENSE / Otan

Les Alliés apportent un soutien politique, à défaut d’être pratique, à l’Ukraine et la Géorgie

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a souligné, mardi 4 décembre, le soutien politique de l’Alliance à la Géorgie et l’Ukraine face aux menaces russes. Mais le secrétaire général n’a annoncé aucun nouveau soutien pratique. 

Ainsi, devant la presse, M. Stoltenberg a estimé que la réunion des ministres était, en elle-même, un message envers la Russie. Il a ajouté que l’Alliance était déterminée à renforcer ses liens avec la Géorgie et l’Ukraine, mais n’a rien annoncé de concret face aux menaces actuelles, notamment en mer d’Azov. 

Le secrétaire général s’est en effet contenté de rappeler ce que les Alliés faisaient déjà, dans le cadre de l’OTAN ou bilatéralement, et a précisé que l’Alliance continuerait d’évaluer sa présence dans la région. 

« En réponse aux actions agressives de la Russie, l'OTAN a considérablement accru sa présence dans la région de la mer Noire au cours des dernières années. En mer, dans les airs et au sol », a-t-il expliqué. Ainsi, « les navires de l'OTAN patrouillent et s'exercent régulièrement dans la mer Noire  » et « cette année, les navires sous commandement de l'OTAN ont passé 120 jours en mer Noire, contre 80 jours l'année précédente », a poursuivi le secrétaire général, citant aussi la police du ciel de l’OTAN aussi par plusieurs alliés dans la région et la présence d’une brigade multinationale en Roumanie. 

Rappelant que trois membres de l'OTAN - la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie - étaient des États riverains de la mer Noire, M. Stoltenberg a estimé qu’il y avait « donc déjà beaucoup d'OTAN dans la mer Noire ». 

Dernier appel à la Russie sur le traité FNI

Dans une déclaration commune, les Alliés ont aussi appelé la Russie à préserver le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), estimant que la situation dans laquelle les États-Unis et les autres parties se conformaient pleinement au Traité, contrairement à la Russie, n’était « pas tenable ».

« C’est la dernière chance de revenir au respect du traité, mais nous devons nous préparer pour un monde en dehors de ce traité », a prévenu M. Stoltenberg. 

Il a précisé que la situation continuerait d’être discutée par les Alliés et menacé de prendre des mesures. « Nous prendrons notre décision de manière réfléchie et mesurée et de manière collective en tant qu'Alliance », a expliqué le secrétaire général, ajoutant que l’OTAN devait être en mesure de défendre les Alliés et de faire preuve d’une dissuasion crédible. Il a refusé d’énumérer les actions potentielles, pour éviter d’ajouter de l’incertitude et des tensions. (Camille-Cerise Gessant)

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