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Bulletin Quotidien Europe N° 12136
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Budget

Le PE est uni pour défendre un cadre financier pluriannuel 2021-2027 ambitieux à 1,3% du RNB de l’UE

Le Parlement européen s’est montré généralement uni, mardi 13 novembre à Strasbourg, pour défendre un futur cadre financier pluriannuel (CFP) ambitieux s’élevant à 1,3 % du revenu national brut (RNB) de l’UE (EUROPE). Le PE votera sans problème, mercredi 14 novembre, sa position sur le CFP 2021-2027 afin de pouvoir commencer à négocier au plus vite avec le Conseil (EUROPE 12131). 

« Le point de départ pour le PE est un volume total de 1,3 % du revenu national brut (RNB) de l’UE, mais nous sommes prêts à négocier, pour clore les travaux en temps voulu », a déclaré le rapporteur, Jan Olbrycht (PPE, polonais). 

Ne pas couper les vivres de l'UE. Isabelle Thomas (S&D, française), autre rapporteur, a d’emblée dénoncé les réductions de crédits proposées par la Commission européenne (-16 % pour la politique agricole commune, -10 % pour la politique de cohésion, -7 % pour le Fonds social européen, -45 % pour les régions les plus pauvres…). Elle a critiqué les positions de la France et de l’Allemagne, notamment, qui « vantent les mérites de l'UE devant les caméras et s’activent en sous-main pour lui couper les vivres »

Janusz Lewandowski (PPE, polonais) a estimé en résumé que le départ du Royaume-Uni de l’UE représentait une chance pour réformer le système des ressources propres de l’UE. Il a estimé que le Brexit ne représentait pas une menace pour le budget de l’UE, car Berlin et Varsovie sont prêts à contribuer davantage au budget de l’UE. Le volet dépenses et le volet recettes font partie d’un même paquet, a estimé M. Lewandowski, qui a reconnu que le PE n’avait pas de pouvoir sur les ressources propres. 

Jean Arthuis (ADLE, français), au nom de Gérard Deprez, autre rapporteur, a défendu notamment la mise en place d’une taxe sur les activités des géants du numérique et une taxe sur les transactions financières. Il a reproché au Conseil d’avoir fait peu de progrès en vue de trouver une position commune et espéré qu’un accord sera trouvé en 2019 sur le prochain CFP. Il a enfin préconisé de « disloquer le maquis des rabais »

Des compromis difficiles. Au nom de la Présidence autrichienne, Mme Karoline Edtstadler a insisté sur les efforts déployés actuellement pour réaliser des « progrès d’ici la fin de l’année ». Les discussions et les compromis sont difficiles, a-t-elle rappelé, comme en témoignent les derniers débats au Conseil Affaires générales (EUROPE 12135). 

En 2019, mais pas en 2020 ! « Plus tôt nous déciderons sur le CFP, mieux ce sera », a lancé Günther Oettinger, le commissaire européen au Budget. La meilleure option est avril 2019, selon lui, ou bien en automne 2019, mais pas en 2020, sinon il y aura du retard dans le démarrage des programmes. Le PE vise aussi un accord politique avant les élections européennes de mai 2019, tandis que le Conseil est partagé sur le respect de ce calendrier très serré. (Lionel Changeur)

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