La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a plaidé, lundi 12 novembre, pour un renforcement de la coopération en matière de sécurité entre l’UE et l’Algérie.
« Les défis dans notre voisinage commun font de l'Algérie et de l’UE des partenaires privilégiés sur les questions de sécurité », a-t-elle expliqué en ouverture de la deuxième session du dialogue stratégique de haut niveau entre l'Algérie et l'UE en matière de sécurité régionale et de lutte contre le terrorisme.
« Nous devons travailler ensemble pour stabiliser les zones de crise pour garantir notre propre stabilité et notre propre sécurité », a-t-elle ajouté.
Selon la Haute Représentante, l’Algérie est un interlocuteur de « premier rang en ce qui concerne les questions de sécurité régionale », saluant son rôle « dans la résolution des crises régionales et sa disponibilité à coopérer avec l’UE et dans le contexte du multilatéralisme ».
Mme Mogherini a souhaité discuter du développement d'une coopération régionale et d'une coopération bilatérale « pour faire face au terrorisme et au crime organisé, y compris celui qui est responsable [de] tous genres de trafic, incluant le trafic de migrants ». Elle a aussi mis en avant la lutte contre le cyberterrorisme, la déradicalisation et la prévention de la radicalisation.
Devant la presse, Mme Mogherini a annoncé une volonté commune de renforcer le dialogue sur la migration. « Il est de notre responsabilité commune d'affronter ce phénomène d'une manière efficace et humaine et de chercher des approches concertées », a-t-elle expliqué.
Mais la relation est bien plus large. « Il est très important de coordonner nos réponses face à ces défis, que ce soit en termes de sécurité, de mobilité ou encore d'énergie ou de relations économiques », a insisté Mme Mogherini. Selon elle, la coopération progresse, « que ce soit dans le domaine de la sécurité, de l'énergie, de l'éducation ou de la diversification de l'économie ». Elle a expliqué que les deux parties étaient d’accord pour que les mesures de régulation des échanges commerciaux soient prises dans le respect de l'Accord d'association. Des discussions sont en cours pour établir la vision commune, a-t-elle ajouté.
Le ministre des Affaires étrangères algérien, Abdelkader Messahel, a ajouté qu’il y avait une volonté commune d'approfondir le partenariat bilatéral et de le diversifier encore davantage. (Camille-Cerise Gessant)