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Bulletin Quotidien Europe N° 11882
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ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

L’UE veut renforcer la coopération en matière de sécurité et de défense

Le Secrétaire général adjoint du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), Pedro Serrano, a plaidé, jeudi 12 octobre, pour le renforcement du partenariat avec les États-Unis en matière de sécurité et de défense.

« Nous souhaitons développer et renforcer notre partenariat en matière de sécurité et de défense, ce serait bien de développer un dialogue structurel sur ce sujet, qui est absent », a-t-il expliqué lors d'une audition sur la coopération entre les États-Unis et l'UE dans le domaine de la sécurité et de la défense, en sous-commission sécurité et défense du Parlement européen, rappelant qu’il y avait des contacts entre les équipes militaires et entre les diplomates sur le terrain. « Il manque un niveau politique et stratégique, il faudrait plus d’interaction entre les Européens et les Américains », a-t-il ajouté.

Ainsi, prenant l’exemple de l’Afrique, M. Serrano a expliqué que l’UE pouvait mieux travailler avec Washington en ce qui concerne l’entraînement des forces africaines et pour leur fournir les équipements dont elles ont besoin. Selon lui, un tel soutien pourrait bientôt intervenir concernant la force conjointe du G5 Sahel. Le Secrétaire général adjoint a précisé que les États-Unis avaient été invités à toutes les réunions de coordination organisée pour soutenir la force conjointe du G5 Sahel. « J’espère que, là aussi, nous allons pouvoir développer notre coopération d’une manière très concrète », a-t-il ajouté.

De son côté, pour le chargé d’affaires américain, Adam Shub, « jamais les intérêts de l’UE et des États-Unis n’ont été autant interconnectés que maintenant en Afrique ». « Nous travaillons avec la force régionale pour combattre Boko Haram et Daech et garantir qu’ils ne déstabilisent pas plus la région », a-t-il ajouté.

MM. Serrano et Shub ont aussi longuement détaillé les domaines de coopération entre les États-Unis et l’UE. Ainsi le représentant européen a rappelé que « la coopération avec les États-Unis était essentielle pour relever les défis » mondiaux, tels que la Corée du Nord ou le Moyen-Orient. « Les États-Unis sont le principal partenaire stratégique pour l’UE et pour les États membres, que ce soit en termes de coopération bilatérale ou dans le cadre de l’OTAN », a-t-il ajouté. M. Serrano a rappelé que l’UE et les États-Unis coopéraient en matière de sanctions, d’aide au développement, de développement de la gouvernance mondiale, du multilatéralisme ou encore dans la lutte contre le terrorisme. Il a rappelé, par exemple,  que les États-Unis avaient des équipes au sein d’Europol.

D’après le chargé d’affaires américain, « au cours de l’année écoulée, Washington a compris l’importance de nos partenaires stratégiques ». « Les États-Unis sont un acteur clé de la défense en Europe et sont complémentaires dans le travail de l’UE et de ses États membres », a-t-il ajouté. M. Shub a expliqué que les menaces d’attaques terroristes, de désinformation et d’extrémisme nécessitaient une coopération plus étroite entre l’UE et les États-Unis, entre les États membres et les États-Unis, mais aussi avec l’OTAN.

Sans surprise, M. Shub a mis l’accent sur la coopération avec l’OTAN, la présence américaine en Europe et rappelé l’importance de dépenser 2% du PIB dans la défense. Appelant à une complémentarité entre les moyens de l’OTAN et ceux de l’UE, le chargé américain a également souhaité que les pays tiers partenaires aient un « rôle approprié » dans la future coopération structurée permanente de l’UE, sans préciser sa pensée. L’Allemagne avait proposé qu’un statut d’observateur soit possible pour certains États. (Camille-Cerise Gessant)

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