Les députés européens réunis en commission ‘transports’ ont largement approuvé, jeudi 12 octobre, (43 voix pour, une voix contre, une abstention) le rapport d’initiative de Dieter-Lebrecht Koch (PPE, allemand) intitulé ‘Sauver des vies : renforcer la sécurité des véhicules dans l’Union’.
Ce rapport d’initiative, salué par les députés de la commission ‘transports’ le 10 juillet dernier (EUROPE 11826), a pour but de réduire le nombre d’accidents sur la route, qui tuent en moyenne 25 000 personnes par an sur le territoire de l’Union européenne.
Les mesures phares préconisées par ce rapport d’initiative concernent les systèmes d’assistance à la conduite, près de 95% des accidents étant causés par des erreurs et défaillances humaines. Le texte suggère ainsi de rendre obligatoire l’installation d’un assistant intelligent à la vitesse, d’un système d’alerte de franchissement de ligne et d’assistance au freinage d’urgence automatique détectant les cyclistes et piétons. Les députés se sont en outre accordés sur la proposition d’inciter financièrement les consommateurs à acquérir ce type de véhicule.
Le rapport suggère par ailleurs une harmonisation des taux d’alcoolémie autorisés au volant, l’alcool étant responsable de près de 25% des accidents mortels dans l’Union européenne chaque année. Les députés ont ainsi soutenu l’idée d’un taux de 0,0% d’alcool autorisé dans le sang pour les jeunes conducteurs (moins de deux ans après l’obtention après l’obtention du permis de conduire), et l’installation d’éthylomètres anti-démarrage pour les professionnels de la route et les délinquants récidivistes.
Dieter-Lebrecht Koch a estimé que les propositions issues du rapport d’initiative n’impacteraient pas « le porte-monnaie des citoyens européens », puisque seuls les systèmes « qui apportent une contribution significative à la sécurité routière et ayant atteint une maturité de marché » seraient obligatoires. Le directeur exécutif du Conseil européen pour la sécurité des transports (European Transport Safety Council – ETSC), Antonio Avenoso, s’est, lui, déclaré satisfait du vote d’un tel rapport. « Rendre les technologies proposées obligatoires pourrait avoir un impact sur la sécurité aussi important que celui des ceintures de sécurité », a-t-il affirmé. (Lucas Tripoteau)