Les autorités locales et régionales, en particulier celles de la Méditerranée, sont préoccupées par la montée des incertitudes européennes, le Brexit, l’euroscepticisme comme la peur de l’avenir qu’elles disent ressentir, a expliqué une source autorisée au sein de la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM), la semaine dernière.
Ces autorités appellent à serrer leurs propres rangs par une plus forte coopération basée sur la solidarité et sur la recherche d’une cohésion territoriale, par le biais d’échanges et la création de plus de réseaux régionaux.
L’UE est invitée à donner une plus forte dimension territoriale à son action. Les régions méditerranéennes sont probablement parmi les territoires les plus concernés et fragiles, malgré un potentiel élevé et inexploité au niveau socio-économique, est-il affirmé.
Ce message sous-tend les travaux de l’Assemblée générale annuelle de la Commission interméditerranéenne (IMC) de la CPRM qui aura lieu à Naples (Italie), jeudi 6 et vendredi 7 juillet. L’événement devrait rassembler les membres des pays des deux rives, ainsi que des institutions partenaires clés et des parties prenantes externes.
Parmi les actions concrètes envisagées et qui seront soumises aux discussions, il sera question de mesures de « Cohésion économique et sociale », d’appuis au « tourisme durable » et la mise en place d’un « agenda de l'économie bleue » promu par l'UpM (l’Union pour la Méditerranée). Il sera également question de la politique générale reliée à l’UE, la politique de voisinage, le dossier des migrations et celui des jeunes. (Fathi B’Chir)