login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11822
Sommaire Publication complète Par article 25 / 38
ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

L'industrie automobile européenne réclame un accord de libre-échange UE/Japon équilibré

À la veille du sommet entre l'UE et le Japon, jeudi 6 juillet à Bruxelles, qui pourrait accoucher d'un accord de principe scellant les négociations de libre-échange entre les deux économies, l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) a appelé les négociateurs européens, mardi 4 juillet, à garantir un résultat équilibré pour leur secteur automobile européen. 

« Concrètement, cela signifie que le Japon devra régler la question des mesures non tarifaires auxquelles sont confrontées les exportations de véhicules de l'UE, pour compenser au moins en partie l'impact négatif pour la compétitivité du secteur européen de la hausse des importations japonaises résultant de l'élimination des tarifs de l'UE », a insisté l'ACEA.

Les droits de l'UE à l'importation sur les voitures japonaises s'élèvent à 10% pour les véhicules particuliers et se situent entre 10 et 22% pour les véhicules utilitaires. L'ACEA demande que tout calendrier pour l'élimination de ces tarifs reflète le statut des automobiles en tant que produits sensibles et soit graduel sur une période d’au moins sept ans.

Six ans après l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange UE/Corée du Sud, certaines mesures non tarifaires pratiquées par Séoul sont restées non résolues, ce qui a entraîné des coûts importants pour les fabricants de l'UE, déplore l'ACEA.

« Il est donc d'une importance vitale que l'UE négocie l'inclusion dans son accord de libre-échange avec le Japon une annexe automobile plus robuste que celle négociée avec la Corée du Sud, qui encourage la collaboration réglementaire et permette aussi d'aborder les problèmes de non-conformité », insiste-t-elle.

L'ACEA demande aussi que l’accord de libre-échange UE/Japon prévoie des dispositions relatives aux règles d'origine cohérentes avec d'autres accords de libre-échange négociés par l'UE, prévenant que tout assouplissement des règles d'origine pourrait avoir un impact significatif sur la compétitivité du secteur automobile européen et, donc, sur l'équilibre global de l'accord.

Les droits d'importation imposés jusqu'ici par l'UE sur ses voitures n'empêchent pas le Japon d'être le premier exportateur automobile vers l'Europe en valeur (9 milliards d'euros) et le deuxième en volume (20% de toutes les importations de véhicules de l'UE). (Emmanuel Hagry)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES