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Bulletin Quotidien Europe N° 11263
ÉCONOMIE - FINANCE - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Athènes craint des problèmes de liquidités à court terme

Bruxelles, 26/02/2015 (Agence Europe) - Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a répété que les profits (1,9 milliard d'euros) que doit rétrocéder la BCE à la Grèce pourraient être directement transférés au FMI, à qui le pays doit rembourser 1,5 milliard d'euros en mars.

« C'est de l'argent que l'on nous doit, c'est notre argent », payé en trop à la BCE, a expliqué le ministre, jeudi 26 février, dans une interview à Bloomberg Television.

La déclaration de l'Eurogroupe du 20 février, auquel le ministre grec a lui aussi souscrit, réitère toutefois que le transfert de ces profits, au même titre que la dernière tranche d'aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF), est sujet à l'achèvement de la mission de suivi des 'institutions' (Commission européenne, BCE, FMI) et à l'approbation préalable de l'Eurogroupe.

« Nous n'aurons pas de problème de liquidités pour le secteur public, mais nous aurons des problèmes pour rembourser le FMI maintenant et la BCE en juillet », avait reconnu M. Varoufakis, mercredi à Athènes. Dans l'interview accordée à Bloomberg, il s'est toutefois dit confiant que le gouvernement n'aurait pas de problème: « Parce que nous nous sommes battus pendant de longues heures de négociations avec les partenaires pour en arriver à ce stade, je trouve ça difficile à imaginer que l'Europe et le FMI nous laisseraient trébucher sur ce qui est un relativement petit problème de trésorerie ». Il a également expliqué que les dépôts retirés des banques commençaient à revenir.

Selon le ministre d'État Alekos Flabouraris, sur la chaîne Mega, le gouvernement grec compte demander deux mois de délai pour rembourser le FMI s'il ne parvient pas à collecter suffisamment de recettes.

Le Bundestag allemand votera, ce vendredi, sur l'extension de l'aide à Athènes. Pour inciter les membres de la CDU à soutenir cette extension, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a expliqué qu'une telle extension pourrait être annulée si la Grèce ne tenait pas ses engagements. L'un des engagements - à savoir la poursuite des privatisations déjà entreprises ou en cours - rencontre des résistances au sein du gouvernement Tsipras. Le ministre de l'Économie, George Stathakis, a expliqué que la privatisation du port de Pirée serait annulée et celle des aéroports drastiquement revue. Son homologue à l'Énergie, Panagiotis Lafazanis, a rejeté en bloc la privatisation d'une partie de la compagnie d'électricité PCC ou encore de la compagnie gazière DEPA. (Elodie Lamer)

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