Luxembourg, 20/06/2013 (Agence Europe) - La zone euro se tient prête à assister Dublin et Lisbonne dans leur phase de sortie de programme d'assistance, a assuré Jeroen Dijsselbloem, jeudi 20 juin en marge de l'Eurogroupe. Le président de l'Eurogroupe a estimé qu'il était trop tôt pour se prononcer sur la manière d'aider, répondant à une question sur la possibilité que le Mécanisme européen de stabilité (MES) puisse ouvrir une ligne de crédit préventive aux deux pays au moment où ils regagneront totalement les marchés.
Le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan, a rappelé que l'extension des maturités des prêts accordés par le FESF et le MESF aux deux pays devait être « pleinement approuvée » ce vendredi par l'Eurogroupe et l'Écofin. Selon lui, son pays a totalement rempli ses obligations envers ses créanciers. La dette est « totalement soutenable » et le déficit devrait être ramené sous le seuil des 3% d'ici 2015, a-t-il ajouté.
M. Noonan a estimé que les taux d'emprunts de son pays se situaient dans la moyenne et que les éventuels pics ne sont que « les hauts et les bas du marchés ».
Une confiance également exprimée par Klaus Regling, le directeur général du MES, aux yeux duquel les spreads n'ont « pas beaucoup bougé » depuis avril. M. Regling a, par ailleurs, considéré que les fonds de sauvetage de l'eurozone avaient accompli ce pour quoi ils avaient été créés, c'est-à-dire rétablir la stabilité financière. Sans l'existence de ces fonds, il aurait été possible que des États « comme l'Irlande et le Portugal ne fassent plus partie de l'union économique et monétaire aujourd'hui ». Et d'ajouter que la conditionnalité - c'est-à-dire l'obligation pour les pays aidés de se réformer - assortie au plan d'aide « fonctionne ». (EL)