Bruxelles, 20/06/2013 (Agence Europe) - La commission des libertés civiles du Parlement européen a approuvé, mercredi 19 juin, le nouveau système de surveillance des frontières, le système Eurosur, qui avait fait l'objet d'un accord avec le Conseil le 30 mai dernier. Eurosur est un système de communication visant à protéger les frontières extérieures de l'UE en décelant, en empêchant et en combattant l'immigration illégale et les crimes transfrontaliers, explique un communiqué. À la demande des députés, le système devra également être utilisé pour aider à sauver la vie des migrants lorsque ceux-ci sont en danger. Lorsqu'ils utiliseront Eurosur, les pays de l'UE devront respecter les droits de l'homme, notamment le principe de « non-refoulement » qui interdit de renvoyer toute personne vers un endroit où sa vie ou ses libertés pourraient être menacées. « Le respect total des normes relatives aux droits fondamentaux de l'Union européenne, notamment la protection des données personnelles, est également essentiel. Conformément au texte conclu, tout échange de données à caractère personnel entre les États membres et avec des pays tiers via Eurosur devrait constituer une exception et respecter les lois relatives à la protection des données. »
Eurosur vise à améliorer la gestion des frontières extérieures de l'UE en multipliant les échanges d'informations entre États membres et avec l'agence de gestion des frontières de l'UE, Frontex. Ces échanges incluraient le partage de données et d'informations en temps réel entre diverses autorités et outils de surveillance, tels que les satellites ou les systèmes de compte-rendus des navires, par le biais d'un réseau de communication protégé. Les nouvelles règles s'appliqueront à la surveillance des frontières extérieures terrestres et maritimes de l'Union à partir du 2 décembre 2013 dans les États membres ayant des frontières extérieures à l'UE. Dans le reste des pays de l'Union, le système commencera à fonctionner à partir du 1er décembre 2014. (SP)