Bruxelles, 20/06/2013 (Agence Europe) - La Croatie et la Bosnie-Herzégovine ont signé, le 19 juin, trois accords bilatéraux sur les questions de frontières, alors que la Croatie deviendra le 28ème État membre de l'UE le 1er juillet.
Le premier accord porte sur les points de passage frontaliers (agreement on border crossing points) le long de la frontière de plus de 1 000 km, en pleine conformité avec les exigences de l'UE concernant le contrôle aux frontières des personnes et des marchandises et facilite l'échange de biens de la Croatie et de l'UE avec la Bosnie-Herzégovine. Le deuxième accord, sur le trafic local frontalier (local border traffic agreement), permettra aux citoyens vivant dans une zone de maximum 5 km de la frontière d'État commune de traverser dans des conditions plus faciles que normalement. Cet accord prévoit une clause de révision pour étendre la zone frontalière jusqu'à 30 km.
Enfin, la ministre des Affaires étrangères croate, Vesna Pusic, et le président du Conseil des ministres bosniaque, Vjekoslav Bevanda, ont signé une note interprétative conjointe sur l'accord Neum-Ploce, qui assure le trafic de transit régulier à travers le corridor de Neum. La Bosnie-Herzégovine va profiter d'un régime spécial de transit de l'UE qui lui permettra de continuer à exporter des produits agricoles d'origine animale vers des pays tiers par le biais du port de Ploce, en Croatie. « Ces dérogations sont extrêmement rares », a précisé Stefan Füle, le commissaire européen à l'Élargissement. Et d'ajouter que le transit des citoyens de l'UE à travers le corridor de Neum sera aussi facilité.
Par ailleurs, rappelant que le régime commercial de la Bosnie-Herzégovine avec l'UE doit être adapté pour tenir compte de l'adhésion de Zagreb, le commissaire a invité Sarajevo à reprendre les négociations avec la Commission pour conclure un protocole lié au commerce pour adapter l'accord de stabilisation et d'association. Les prochaines négociations devraient avoir lieu le 25 juin. M. Füle a demandé à Sarajevo d'accélérer son travail pour parvenir à un agrément de l'UE pour l'exportation de produits agricoles d'origine animale vers l'Union, ce qui nécessite que les structures de contrôle administratif se conforment aux normes de sécurité alimentaire européennes et qu'il existe une chaîne efficace de contrôle et de commande à tous les niveaux, a-t-il précisé. (CG)