Luxembourg, 20/06/2013 (Agence Europe) - Réunis à Luxembourg, jeudi 20 juin, les ministres européens chargés de l'emploi ont réussi à se mettre d'accord sur les contours généraux du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) pour la période 2014-2020. Les positions restent antagonistes sur plusieurs points cruciaux, mais un compromis franco-allemand a ouvert soudainement la voie à un accord sur une orientation générale.
Le contexte politique dans ce dossier a basculé en l'espace de 24 heures, après un accord entre la France et l'Allemagne, à la veille de la réunion des ministres à Luxembourg. Ce compromis prévoit le retour de la dérogation en raison de la crise et cela même au-delà de l'année 2016 - une limite temporaire qui avait été suggérée, dans l'espoir de satisfaire toutes les parties, par la Présidence irlandaise du Conseil. L'Allemagne a accepté cette solution en contrepartie d'un élargissement du champ d'action du FEM. La référence aux « travailleurs » serait remplacée par le terme de « bénéficiaires » et l'intervention du FEM pourrait être ainsi associée à la lutte contre le chômage des jeunes selon des modalités assez complexes. Le Royaume-Uni, la République tchèque, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Lettonie, Malte, l'Estonie et la Slovaquie restent opposés à ce compromis, que ce soit à cause de la dérogation de crise ou du nouveau lien entre le FEM et le chômage des jeunes. (JK)