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Bulletin Quotidien Europe N° 10871
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SOCIAL - ÉDUCATION / (ae) social

Les Vingt-sept pour davantage de réformes des marchés du travail

Luxembourg, 20/06/2013 (Agence Europe) - Les ministres européens du Travail, réunis à Luxembourg, ont adopté, jeudi 20 juin, les recommandations spécifiques par pays qui concernent la dimension sociale du 'Semestre européen' et touchent particulièrement aux réformes structurelles du marché du travail et aux réformes des systèmes de retraite. Seule la Hongrie a signifié son refus de les accepter, jugeant que certaines recommandations proposées par la Commission européenne ne sont pas justifiées.

Par rapport à l'exercice de l'année précédente, les recommandations par pays ont cette fois été accueillies plus favorablement par le Conseil 'Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs' (EPSCO). Plusieurs pays ont souligné qu'une coopération plutôt harmonieuse avec la Commission, en amont de l'élaboration des recommandations, et ensuite dans leur révision dans un cadre bilatéral, a permis d'éviter des surprises désagréables. Le conflit de compétence latent qui existait avec le Conseil Affaires économiques et financières (Écofin) a aussi été atténué, a souligné l'Allemagne. Mais si c'est un conflit atténué, il n'est pas encore désamorcé. Plusieurs États membres, dont la France s'est faite la porte-parole, n'ont pas apprécié que la Commission ait mélangé des recommandations liées aux réformes du marché du travail dans le cadre de la procédure pour déséquilibre macroéconomique excessif et en-dehors de celui-ci dans un même document.

Seulement quelques États ont émis des réserves quant aux recommandations qui leurs sont spécifiquement destinées. Le commissaire Laszlo Andor (Emploi, Affaires sociales et Inclusion) a tenté tant bien que mal d'y apporter des réponses en entrant parfois dans des jeux sémantiques. Mais ses tentatives de compromis n'ont pas entièrement satisfait la Hongrie, qui a critiqué et marqué son refus d'accepter la demande de la Commission de réduire ses programmes publics en faveur de l'emploi, jugés peu efficaces à Bruxelles. De son côté, la République tchèque a signalé ses réticences à revoir le fonctionnement du 3ème pilier de son système de retraite, tout comme le Luxembourg ne voit pas pourquoi la Commission lui demande de revoir l'âge légal du départ à la retraite, alors que ce sont les départs anticipés qui posent le véritable problème.

D'une manière générale, les États membres ont toutefois marqué leur accord avec la position de la Commission sur le fait que des réformes structurelles des marchés du travail supplémentaires sont absolument nécessaires. Celles-ci devraient être mises en place le plus rapidement possible, même si plusieurs pays ont remarqué que tout est une question d'équilibre, entre la nécessité de se concerter avec les partenaires sociaux et le besoin d'avoir des outils d'analyse efficaces et complets, tout en continuant à combattre la pauvreté.

Chômage des jeunes et FSE. Le second débat politique tenu par les ministres du Travail à Luxembourg a concerné le chômage des jeunes. Plusieurs pays, dont la Pologne et l'Allemagne, se sont déjà montrés très favorables à l'idée que la Commission a présenté la veille, à savoir de mobiliser les six milliards d'euros prévus pour la garantie pour la jeunesse d'une manière anticipée et concentrée sur les années 2014 et 2015. M. Andor a parallèlement appelé le Conseil à accepter l'idée de fixer un barème de 25% de l'enveloppe de la politique de cohésion pour le Fonds social européen (FSE). Si le Conseil s'y montrait très réticent, selon une source européenne, cette idée serait en voie d'être acceptée. (JK)

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