Bruxelles, 26/04/2013 (Agence Europe) - Après avoir été interrompues par les députés du Parlement européen (EUROPE nº 10830), les négociations interinstitutionnelles sur le Fonds social européen (FSE) ont repris, lundi 22 avril, non sans une certaine méfiance. La prochaine réunion est programmée pour le 6 mai.
Une réunion de 'haut niveau' à certes été accordée aux négociateurs du Parlement pour évoquer les points les plus sensibles, mais aucune date n'a encore été fixée. La députée Élisabeth Morin-Chartier (PPE, française), qui est en première ligne de cette bataille, a affirmé à EUROPE, vendredi 26 avril, qu'elle s'attendait à des « négociations extrêmement sévères », car les sujets à débattre ne touchent pas tant à des divergences sur des questions techniques, mais témoignent d'une approche foncièrement différente de l'utilisation des fonds structurels.
Si le Conseil pousse pour assouplir les barèmes proposés, tels que les 25% du budget alloués au FSE de la politique de cohésion ou les 20% du FSE pour la lutte contre la pauvreté, c'est en raison de la « volonté des États membres de garder la plus large liberté possible sur l'utilisation des fonds européens », estime Mme Morin-Chartier, rapporteur permanent sur le FSE. D'où, par exemple, la proposition du Conseil d'un amendement pour inclure la possibilité de financer des infrastructures (crèches, hôpitaux). Cette approche « va se nicher partout », a-t-elle dit, tout en promettant de ne faire aucune concession. (JK)