Bruxelles, 26/04/2013 (Agence Europe) - Le Tribunal de l'UE a validé, jeudi 25 avril, les sanctions imposées en décembre 2010 par l'UE à l'encontre de Simone Gbagbo, l'épouse de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, dont le gel de ses avoirs et l'interdiction de voyager . Le Tribunal a rejeté tous les recours déposés par Mme Gbagbo et par Marcel Gossio, ancien directeur général du port autonome d'Abidjan, également soumis à des sanctions européennes. La Cour de justice de l'UE vient de valider les sanctions à l'encontre de M. Gbagbo (EUROPE n° 10833).
Dans son arrêt, le Tribunal affirme que l'UE avait suffisamment motivé les mesures prises à l'encontre de Mme Gbagbo, alors présidente du groupe du Front populaire ivoirien (FPI) à l'Assemblée nationale ivoirienne. L'UE avait estimé que Mme Gbagbo avait commis des actes d'obstruction au processus de paix et de réconciliation en Côte d'Ivoire. Le Tribunal a jugé motivées les sanctions prises à l'encontre de M. Gossio qui avait refusé de se placer sous l'autorité du président élu, Alassane Ouattara. Mme Gbagbo est actuellement détenue en Côte d'Ivoire et sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité lors des violences de 2010-2011. M. Gossio est en exil. Laurent Gbagbo est détenu depuis fin 2011 à La Haye par la CPI. (LC)