Bruxelles, 14/09/2007 (Agence Europe) - En visite tout au long de la semaine en Syrie, une délégation du Parlement européen présidée par Béatrice Patrie (PSE, France) a été reçue mercredi 12 septembre par le chef de l'Etat, Bashar al-Assad. Un des principaux thèmes de la rencontre a été l'état des relations euro-syriennes, notamment marquées par un retard dans la conclusion de l'accord d'association. Paraphé en octobre 2004, cet accord entre l'UE et la Syrie n'a toujours pas été signé. Depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, Rafiq Hariri, que la Syrie est accusée d'avoir commandité, la France s'y oppose en effet.
« L'accord d'association est en chantier », a précisé mercredi 12 septembre Mme Patrie. Lors d'une conférence de presse à Damas, elle a rappelé que le Parlement européen s'était « exprimé il y a quelques mois en faveur de la signature de cet accord » et a estimé que « la balle est dans le camp du Conseil de l'UE qui doit mettre cet accord à son agenda ». Pour la députée européenne, « il n'y a aucune condition supplémentaire à l'accord d'association. Mais pour qu'il soit signé, il faut que les conditions politiques soient favorables. Nous sommes conscients qu'il faut aller de l'avant (car) la Syrie a un rôle constructif à jouer dans la région ». Lors de ses différents entretiens, avec le président syrien comme avec des membres du gouvernement et du Parlement, la délégation parlementaire a souligné « la nécessité de poursuivre les réformes politiques pour faire de la Syrie une démocratie moderne et pour instaurer le multipartisme ». (fb)