Bruxelles, 14/09/2007 (Agence Europe) - En adoptant, mercredi 12 septembre, le rapport d'Hiltrud Breyer (Verte, allemande) sur la proposition de règlement visant à réviser le système d'autorisation des nouveaux pesticides dans l'UE, la commission de l'environnement du Parlement européen s'est prononcée, en première lecture, pour des règles plus sévères, propres à protéger la santé humaine et l'environnement, et à stimuler l'innovation dans l'industrie chimique. Les parlementaires ont en effet souscrit au principe de substitution et à l'idée d'interdire les substances génotoxiques, carcinogènes, toxiques pour la reproduction ou perturbatrices du système endocrinien. Mais ils ont étendu cette liste aux substances ayant des effets endocriniens, neurotoxiques ou immunotoxiques, et limité les petites exceptions prévues par la Commission. Ils ont en revanche refusé la division de l'UE en trois zones géographiques (nord, centre, sud) qui, comme le proposait la Commission, aurait permis à tout pesticide autorisé par un Etat membre au sein d'une zone d'être réputé approuvé par tous les autres pays de la zone, en vertu du principe de la reconnaissance mutuelle. En lieu et place, les eurodéputés demandent un système européen unique de reconnaissance mutuelle en laissant aux Etats membres le droit de confirmer, rejeter ou limiter l'approbation des pesticides en fonction de leur situation nationale spécifique. (an)