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Bulletin Quotidien Europe N° 9502
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/conseil agriculture

L'avenir de la Politique agricole commune et la réforme vitivinicole en discussion à l'informelle de Porto

Bruxelles, 14/09/2007 (Agence Europe) - Avec les tensions actuelles qui règnent sur les marchés de certaines matières premières et des échéances importantes qui se rapprochent, dont le « bilan de santé » de la politique agricole commune (PAC) et la négociation finale sur la réforme du secteur du vin, la réunion informelle des vingt-sept ministres européens de l'Agriculture, du dimanche 16 au mardi 18 septembre à Porto, n'aura rien d'une promenade de santé. D'autant plus que le discours récent du président français Nicolas Sarkozy sur « la nouvelle » PAC et le coup d'envoi, donné par la Commission européenne, aux débats sur la révision des dépenses du budget communautaire, risquent de délier les langues des convives du ministre portugais de l'Agriculture, Jaime Silva.

Durant les deux premières journées, consacrées à des visites d'exploitations dans la vallée du Douro (vins de Porto et « Vinho Verde »), les ministres de l'Agriculture des Etats membres de l'UE auront tout le loisir d'évoquer, en présence de la commissaire à l'Agriculture et au développement rural, des dossiers d'actualité: - la hausse des prix de certaines céréales et du lait ; - le bilan de santé de la PAC (communication de la Commission le 20 novembre, EUROPE n°9473) ; - la réforme de l'organisation commune de marché (OCM) du vin (qui doit être finalisée d'ici la fin de l'année, voir EUROPE n°9469 sur le dernier débat du Conseil Agriculture en la matière).

L'agro-alimentaire et monde rural

L'importance des filières agro-alimentaires pour le développement durable des territoires ruraux: tel est le thème de la séance de travail des ministres de l'Agriculture, mardi 18 septembre. La Présidence portugaise invite les Etats membres à s'exprimer sur la modulation des aides directes (réduction de ces soutiens en vue de renforcer les crédits consacrés au développement rural), l'équilibre entre 1er (aides directes et de marché) et 2ème (développement rural) pilier de la PAC, ou encore les moyens de renforcer la compétitivité des entreprises agro-alimentaires tout en préservant la cohésion territoriale.

Vin et sucre sur la table des experts des Etats membres

Le Comité spécial agriculture (CSA) examinera à Porto, le lundi 17 septembre, les propositions de réforme de l'OCM du vin, afin de préparer le débat d'orientation du prochain Conseil Agriculture, le 26 septembre à Bruxelles. En outre, il fera le point sur le dossier de la restructuration du secteur du sucre. Pour rappel, la Commission propose des mesures pour inciter le secteur à renoncer, d'ici fin septembre 2010, à 3,8 millions de tonnes de quotas de sucre. La Présidence portugaise soumettra aux experts une proposition de compromis sur la relance du plan de restructuration du secteur du sucre. L'objectif est d'amener le Conseil à un accord le 26 septembre, un jour après l'adoption de l'avis du Parlement européen. Le calendrier est très serré sachant que pour être mises en œuvre au début de la prochaine campagne, les nouvelles dispositions devront être publiées au Journal officiel de l'Union au plus tard le 31 octobre.

La menace des épizooties

Les ministres de l'Agriculture de l'UE discuteront peut-être aussi des conséquences financières désastreuses, pour les éleveurs, des différentes épizooties qui sévissent dans plusieurs pays de l'UE (grippe aviaire en Allemagne, fièvre catarrhale ovine en Europe du nord, fièvre aphteuse au Royaume-Uni). A ce titre, la Commission européenne doit adopter, mercredi 19 septembre, une communication de Markos Kyprianou, le commissaire à la Santé et à la Protection des consommateurs, sur la stratégie communautaire à mener au cours des six prochaines années en matière de santé animale. Les services de M. Kyprianou préconisent plusieurs actions destinées à: - mieux responsabiliser les éleveurs sur les coûts à endurer en cas d'épizooties ; - mieux prévenir les risques financiers en cas de crise (partage des coûts et des responsabilités, intervention des assurances) ; - revoir le budget communautaire consacré à la préservation de la santé animale ; - renforcer les inspections aux frontières pour combattre notamment le commerce illégal. (lc)

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