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Bulletin Quotidien Europe N° 9424
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/aele

La négociation d'accords de libre-échange entre l'AELE et des pays tiers prend de l'ampleur

Bruxelles, 10/05/2007 (Agence Europe) - Présentant le rapport d'activités 2006 de l'Association européenne de libre-échange (AELE), Kåre Bryn, secrétaire général de l'organisation, a effectué jeudi 10 mai un tour d'horizon des accords de libre-échange conclus ou en cours de négociation entre l'AELE et des pays tiers. Ce volet de l'activité prend de l'ampleur au sein de l'organisation, mais il a tenu à souligner qu'il n'y avait « pas de contradiction ni de concurrence » avec les négociations multilatérales en cours au sein de l'Organisation mondiale du commerce.

À l'heure actuelle, l'AELE a conclu « quinze accords de libre-échange » avec des pays tiers, a indiqué M. Bryn. Des accords sont notamment en vigueur avec le Maroc, l'Union douanière d'Afrique australe (SACU), le Mexique, le Chili, Singapour, la Corée du Sud ou la Turquie. Il a fait remarquer que la zone de libre-échange mise en place par l'AELE est « une des plus larges du monde » dans la mesure où celle-ci englobe les quatre pays membres de l'organisation (Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse), quinze pays tiers ainsi que les 27 États membres de l'Union européenne. Un accord de libre-échange a été signé début 2007 avec « l'Égypte », les négociations initiées avec « le Pérou et la Colombie » devraient aller vite, celles avec le « Canada » ont repris fin 2006 et sont sur le point d'aboutir, celles avec « le Conseil de coopération du Golfe » se poursuivent, une étude de faisabilité pour le lancement de négociations avec « l'Inde » est en cours, une autre a été finalisée concernant « l'Indonésie », a indiqué le secrétaire général de l'AELE. Il a insisté sur « l'importance extrême » de mener à bien les discussions avec l'Inde étant donné le potentiel économique que représente ce pays. Et d'appeler de ses vœux des négociations ambitieuses avec New Delhi qui contiennent des dispositions sur l'investissement. En revanche, M. Bryn a fait savoir que « la Chine » préférait la solution bilatérale, des négociations ayant démarré avec « la Suisse et l'Islande ».

Au sein de l'AELE, trois pays (Islande, Liechtenstein, Norvège) font partie de l'Accord sur l'Espace économique européen (EEE). Cet accord est central pour la gestion des relations économiques entre ces trois pays et l'UE, dans la mesure où il garantit leur participation au marché intérieur. « Aucune directive n'a été stoppée » à ce jour, s'est félicité M. Bryn. Reconnaissant que l'UE a, depuis la fin des années 1990, quelque peu détourné son attention de l'AELE au profit des pays du voisinage à l'est et au sud, il a estimé qu'il ne fallait « pas trop dramatiser cette situation ». « Nous devons rappeler à l'UE que nous existons » et que les accords doivent être respectés, a-t-il ajouté.

Pour l'année 2006, le secrétaire général a évoqué des progrès dans la reprise de l'acquis communautaire, notamment les travaux en cours sur « la directive 'services' et la directive établissant un système d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre ». La participation des pays de l'AELE à l'Autorité européenne de sécurité des aliments est imminente, celle de leurs ressortissants à différents programmes communautaires (ex: Erasmus, Apprentissage tout au long de la vie, 7ème Programme cadre de recherche et de développement) fait l'objet d'une grande attention. Les négociations sur l'extension des accords liant l'AELE à la Bulgarie et à la Roumanie ont par ailleurs abouti.

Comment les pays de l'EEE/AELE influencent-ils l'élaboration des propositions législatives de l'UE ? « La plus grande influence a lieu au niveau des experts », c'est-à-dire en amont de toute proposition législative par la Commission, a indiqué M. Bryn. Les pays EEE/AELE - et même la Suisse - ont en effet le droit d'envoyer des experts dans les comités européens actifs dans les domaines du marché intérieur où leurs intérêts sont en jeu. Ce fut notamment le cas lorsque la Commission a élaboré sa stratégie relative à la politique maritime européenne (voir EUROPE n°9206). Sans oublier la directive européenne sur les produits chimiques (REACH) pour laquelle les pays de l'EEE/AELE ont été fortement mobilisés (voir EUROPE n°9330). (mb)

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