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Bulletin Quotidien Europe N° 9399
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran/gymnich

L'UE soutient Londres et ses marins détenus en Iran

Brême, 02/04/2007 (Agence Europe) - Le débat sur les relations entre l'UE et l'Iran a été « fortement dominé par le nouveau conflit concernant la capture des ressortissants britanniques », a déclaré samedi Frank-Walter Steinmeier, à l'issue des deux jours de réunion informelle des ministres des Affaires étrangères. Javier Solana a été chargé de trouver des possibilités de sortir de la crise, mais aucune réaction de Téhéran n'était parvenue samedi après le soutien apporté la veille par les Européens au Royaume-Uni, « c'est pourquoi quand nous parlons aujourd'hui de la possibilité de négocier sur le dossier nucléaire, on ne peut pas vraiment avancer », a ajouté le chef de la diplomatie allemande. Dans une déclaration adoptée vendredi, l'UE « déplore » l'arrestation et la détention des quinze marins britanniques par l'Iran et apporte son « soutien inconditionnel » au gouvernement du Royaume-Uni. La capture des marins, au moment où ils patrouillaient dans les eaux irakiennes, constitue « une claire violation du droit international », indique le texte mis au point par les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept lors de leur réunion informelle à Brême. « L'UE répète son appel en faveur d'une libération immédiate et inconditionnelle du personnel de la British Royal Navy » et demande aux autorités iraniennes d'informer leurs homologues britanniques de leur lieu de détention. Les droits de tous les prisonniers doivent être « scrupuleusement respectés », ajoute le texte de la déclaration, qui met en garde: « Si les citoyens britanniques n'étaient pas libérés dans un proche avenir, l'UE décidera de mesures appropriées ». Interrogé sur le type de mesures envisageables, le Haut représentant de l'UE pour la PESC n'a pas souhaité s'appesantir sur le sujet. La situation n'est pas uniquement une question « bilatérale » entre l'Iran et le Royaume-Uni, a estimé Javier Solana, qui refuse que l'UE soit « accusée d'avoir compliqué les choses » au moment où l'on cherche à ramener Téhéran à la table des négociations sur la question nucléaire. Sur ce point, « la porte reste ouverte et il faut trouver un moyen de la franchir ensemble », avait-il lancé. (ab)

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